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 ∆ Basse-Ville - En détails ∆


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Gouvernement
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 (#Mar 7 Mar - 21:42


Basse-ville
Le rebut



Bienvenue dans les oubliettes des laissés-pour-compte. Ici se regroupent tous ceux que la société aurait préféré voir disparaître, ceux dont la misère poignante dérange et qu'on étouffe.Ceux qui sont les cadavres que l'ont cache sous le tapis. Veuves, orphelins, clochards ou simples pauvres âmes désœuvrées, malmenées par la vie, ici les règles sont floues, abstraites. Reviennent alors les lois fondamentales, celle de la survie, celle du plus fort. La criminalité est présente, qu'elle soit organisée ou le simple fait de personnes désespérées, poussées dans leurs derniers retranchements. Ici et là les plus faibles tentent de s'unir pour résister à l'hostilité du monde extérieur. Les gens vivent dans des abris de fortune, des squats insalubres et moroses. Professionnels de la récupération et du recyclage, les moindres ressources sont exploitées, voire surexploitées, et les préoccupations des "bourgeois" sont bien loin. La course à l'évolution ici est superficielle, futile même pour ces êtres abandonnés, pour qui chaque jour sonne comme une nouvelle bataille pour survivre. Chacun fait ce qu'il peut pour subsister, mais dans les cœurs et les esprits, la colère gronde, et l'amertume grandit.

Ici on peut clairement parlé de bidonville, de saleté, de maladies et de pollution. Des câbles pendent dans les rues, les déchets s'entassent sans jamais disparaître, se décomposant dans une odeur nauséabonde. La fumée qui se dégage des bouches d'égout ou des ventilations a une chance sur deux d'être toxique pour l'Homme. Animaux malades, âmes mourantes, l’espérance de vie dans ces décombres, est réduite de moitié. Il y a bien un hôpital de fortune mais celui-ci accueille un personnel usé et en sous-effectif, datant, comme qui dirait, de l'avant-guerre. Les professionnels sont trop vieux pour être capables de pratiquer encore et les gens redoutent plus de devoir y aller qu'autre chose. Beaucoup d'implantés trouve dans ce lisier, la drogue nécessaire pour supporter leurs augmentations. Le Gouvernement creuse le fossé entre les riches et les pauvres, faisant de la classe moyenne une denrée rare qui a du mal à garder la tête hors de l'eau. Mais pour de nombreuses raisons, il arrive que des êtres, des familles, se retrouvent sans rien du jour au lendemain. Enchaînement de tragédies, conséquences désastreuses de la perte de son travail, le laps de temps pour rebondir est parfois très court et la société met rapidement la corde au cou de ceux ne pouvant éponger leurs dettes. Ainsi, ils se voient jetés de la haute ville, celle qu'ils connaissaient, avec tout ses travers pour finir dans les bas-fonds les plus sordides. Étrangement, l'esprit de communauté est beaucoup plus fort dans ce trou à rat, qu'à la surface. Pourtant, le danger rode. Les bas-fonds ne sont pas exempt de criminalité et, si il n'y a pas forcément à voler, ce n'est pas difficile de tuer sans que personne ne pleure la victime. Oubliée de tous, les affaires concernant la basse-ville sont vites pliées et étouffées.

Il faut savoir que la basse-ville, bien qu'elle soit volontairement ignorée du grand public qui trouve qu'elle est une honte pour la ville, est totalement accessible depuis le niveau commun de Moscou. On y accède par des escaliers ou des ascenseurs. Les indigents vivant là-bas peuvent librement circuler d'un niveau à l'autre, tout comme les autres habitants. Il n'y a pas de restriction ou de contrôle.


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