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 Histoire


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 (#Jeu 16 Fév - 14:58


Ce qui fut et qui n’est plus

Jusqu’à l’an 3000, notre monde ne subit aucun changement majeur. Pas d’évolution, ni humaine, ni gouvernementale, pas même bactériologique. Nous naissions, nous vivions, nous mourrions, comme la nature nous avait fait. Les gens se levaient pour aller travailler, dans un monde qu’ils avaient fini par connaitre par coeur, comprenant la pauvreté d’un côté, la richesse de l’autre et, entre les deux, la classe moyenne que l’on pressait mais qui survivait. Celle-ci travaillait pour pouvoir se payer son cercueil, voilà tout. Ce n’était pas très joyeux, mais c’était un fil tendu qui tenait malgré tout.

Des pays commencèrent à se couper du monde, mettant fin à cette léthargie. Trois dictateurs virent le jour, que ce soit par renversement ou rébellion, prenant respectivement la tête de leur pays. Ceux qui décidèrent de se retrancher dans des politiques extrémistes, dans le but de s’auto-suffire étaient la Chine, la Russie et le Mexique. Une paix de tacite mais incertaine régnait sur ces puissances, qui avaient acquis habilement de quoi nourrir leurs propres intérêts et voir fructifier leur nation.  

La Chine régna par l’économie capitaliste. Tout le monde travaillait, des plus jeunes aux plus vieux, bafouant les droits de l’Homme et surexploitant les précieuses ressources terrestres, denrées si rares. Le gouvernement esclavagea ses Hommes jusqu’à les faire mourir au travail; investit dans tous les nouveaux marchés, et misa davantage sur la quantité que sur la qualité. Une propagande autour de la culture du travail se répandit rapidement, sans qu’aucun pays ne puisse rien faire, pas même les Nations Unis. Lorsqu’elle eut assez de fonds, la Chine coupa un à un les bras qui la reliait au monde entier, pour se replier complètement sur elle-même.

La Russie fut toujours considérée comme un terrain de discorde. Ceux qui géraient, régnaient en maîtres absolus, faisaient croire au peuple qu’il lui laissait la ‘liberté de’. Sauf que l’oppression était évidente et le pays s’éleva grâce à sa position géographique. Assez grand pour pouvoir accueillir du monde et exploiter plusieurs types de ressources naturelles, les politiques constatèrent que les liens externes n’étaient que politesses et convenances, et qu’il n’y avait plus besoin d’entretenir de tels échanges. Leur patrie s’était relevée des guerres humaines et nucléaires. Et bien que quelques parties du territoire furent ravagées par l’uranium des centrales défaillantes, et donc abandonnées, les hautes-sphères n’en firent pas cas lors de la déclaration de retranchement. Ainsi, quand la Chine se retira, la Russie suivie. Pays très secret, les Nations Unies la soupçonnèrent de manigancer quelque chose de très dangereux et en lien avec leurs fameuses centrales subitement désaffectées.

Le Mexique fut le pays le moins attendu dans cette indépendance et pourtant… Le gouvernement tomba et sa direction fut mise entre les mains d’une trinité : les mafias. Fait de corruption, de contrebande et de prostitution, il tomba définitivement dans la déchéance absurde lorsque el Presidente décida de légaliser certaines drogues. Il donna alors accès à l'endettement à une population déjà pauvre et mal famée. Cet endettement créa l’oppression. Tous les vendeurs légaux payaient un tribut de protection ou de territoire à une mafia locale et lorsqu’un de leur client n’avait plus assez de fonds pour justifier son ardoise, il se voyait subir un recrutement forcé, en gage de redevance. Bien qu'elles furent constituées d'une majorité de piétailles, les familles grandirent particulièrement vite, et rapidement, tout le pays finit par leur appartenir. En quelques années, trois noms résonnaient dans toutes les villes sur lesquelles ces gangs régnaient, annihilant la petite contrebande. Les mafias désiraient l'expansion, et leur ennemi commun était le gouvernement lui-même. Les politiciens essayaient tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau mais el Presidente fut sauvagement tué dans un putsch bien mené, qui mit en fuite les démagogues restant.
Dès lors, il fut évident que ce pays, où régnait la criminalité, ferma ses portes au reste du monde.

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 (#Jeu 16 Fév - 19:58


les grandes guerres

Les cours d’Histoire dispensés par les écoles et universités, ne parlaient que très peu de ce que l’on appelait les Grandes Guerres. Ils résumaient ça en quelques lignes par une chute du monde de la main de l’Homme.
La vérité était beaucoup moins simple.

Depuis leur retranchement et pendant un peu moins d’une centaine d’années, les trois pays ne bougèrent pas. Ils ne firent pas de vague, restèrent dans leur politique et aucun des trois ne revint sur sa décision. Bien que des traités essayaient -en vain- d’être signés de temps en temps, rien d’autre n’y entrait ou n'en sortait. Alors les autres gouvernements finirent par baisser leur garde. Après tout, il ne servait à rien d’attendre un ennemi qui avait déjà ses propres problèmes à régler.
Cette réflexion signa le début de leur fin. Les tyrans attendaient le moment de faiblesse des nations, de manière à leur sauter à la gorge et les dévorer comme des proies démunies. Cela commença par le Mexique. Il y eu tout d'abord quelques accidents aux frontières peu relayés par les médias. Les journaux télévisés et informatiques indiquaient que ce n’était qu’une attaque sans conséquence ou simplement des réfugiés politiques. Bien qu'ils diffusaient cela sans s'alarmer, le monde s’éveilla, méfiant. Quelques jours plus tard s'ensuivit des bombardements. Le Mexique attaquait deux ennemis : les Etats-Unis d’Amérique ainsi que le Guatemala. Si d’un côté ils provoquèrent une lourde guerre, de l’autre il mangea les petits pays un à un, année par année : Honduras, Belise, Nicaragua, Costa Rica et, enfin, la Colombie. Leur objectif : le Brésil.
Pourtant, et bien qu’ils déployèrent un maximum leurs ‘forces’, les contrebandiers s’aperçurent que leur ennemi du nord était un poisson bien trop gros. Ils avaient beau être fins et stratégiques dans leurs attaques, les Américains avaient une défense totalement impénétrable, ce qui sonna la retraite des criminels. Les retombées furent désastreuses tant au niveau du nombre de morts qu’au niveau des territoires. Les pays ensevelis sous la bannière du Mexique, ne purent arriver à faire de leur ancienne patrie des cités-états; leurs dirigeants furent tués et aucune rébellion n'était envisageable.
Les mafieux et leur chair à canon se retrouvèrent alors aux portes du Brésil. A la surprise générale ils n’attaquèrent pas pour s'emparer de leur El Dorado. Au contraire, ils se replièrent complètement, ne laissant en Colombie qu'un peuple démuni, mutilé et affamé. Ils vidèrent les pays bordant la mer des Caraïbes, faisant ainsi de ces terres désolées un no man's land de plusieurs kilomètres. Les quelques Mexicains qui avaient encore un peu de lucidité s'indignèrent, indiquant que ces cinq années de bataille n’avaient servi à rien. Pire encore, l'histoire ne recensa jamais que le Brésil appartenu un jour aux Mexicains. Pas même une petite colonie.

Moins d’une dizaine d’années plus tard, la terre entière trembla sous les cris et gémissements gutturaux qui émanaient de la Russie. Très vite, les journaux filmèrent l’abomination : depuis les villages les plus reculés, jusqu’aux villes les plus proches, des êtres de chair putréfiée se levaient pour venir enlacer puis mordre quiconque les approchait. Ils n’avaient pas peur, bien au contraire, ils avançaient sans relâche, peu importe qu’il leur manquait un bras ou une jambe. Ils sortaient de terre, traînant leurs lambeaux de peau, leurs ongles salis et leur visage défoncé. Ils n’avaient plus rien d’Humain et même la mort n’en voulait plus. Il fallait leur exploser le crâne, sinon, ils revenaient toujours.
Les experts et les pauvres survivants des villages de colonies humaines, expliquèrent que ce phénomène venait d’un virus, lié aux différentes explosions des vieilles centrales nucléaires, qui avait muté dans les corps des vivants, en porteur sain. A la mort de ces derniers, la bactérie s’éveillait et se répandait à très grande vitesse, comme accélérée par la décomposition de l’organisme. Les morts se levaient au bout d’environ une semaine, temps que mettait le virus pour se développer totalement. Hélas, personne ne sut dire pourquoi cette armée se réveillait après tant d’années, frappant aux portes des pays limitrophes. Certains soupçonnaient les russes d’avoir provoqué et contrôlé cette arme bactériologique ultra puissante, avant que celle-ci ne surpasse totalement le gouvernement et sa population.
L’armée des morts qui avait envahi la quasi totalité de la Russie en moins de trois ans -l’enfermement de ce pays permettant le développement du virus sans que le reste du monde ne soit au courant- se dirigea ensuite vers le sud : Kazakhstan, Mongolie, Europe… Et la Chine.
Chine qui se tenait, jusqu’alors, particulièrement tranquille.

Comme toutes les autres nations, elle eut le mérite de se battre pendant trois longues années, faisant durer cette infamie six ans en tout. Mais la lutte était vaine et quitte à sacrifier l’humanité, autant que ce soit avec dignité.
A l’écart du reste du monde pendant tout ce temps, la Chine développa la bombe E.N.Z. , un procédé similaire à la bombe atomique mais en bien plus puissant et dévastateur. A l’échelle : une bombe était égale à un pays.
Évidemment, le gouvernement chinois se passa du consentement des Nations Unis et de l’ONU pour envoyer les missiles, déjà préparés pour l’occasion, à cinq endroits du monde : Russie, Europe, Amérique du Sud, Amérique du Nord et Asie. Tout le monde fut touché et, avec la quantité d’explosifs, aucune zone ne put alors être épargnée.
Pari réussi : le monde fut détruit.

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 (#Sam 18 Fév - 15:07


la nouvelle ère

La Terre avait changé, son peuple également. A ce jour, les survivants des Grandes Guerres n’étaient qu’un vague souvenir dans la tête des historiens. La plupart des gens ne savaient pas exactement d’où ils venaient et, ils s’en fichaient, ne le cherchant pas. La géographie des continents avait changé, évolué. Des zones étaient parties dans les bas fonds de l’océan, alors que d’autres s’étaient entrechoqués, formant des montagnes. L’Humain détruit, la nature reprit ses droits et tenta de panser au mieux ses plaies béantes. Pourtant, elle gardait sur elle les radiations chimiques mortelles, dont les retombés rendirent les terres infertiles et dangereuses.

Ambriel 300. Le renouveau. Presque mille ans après le désastre. Les Humains avaient fleuri comme des pissenlits et avaient regagné leurs pénates. La technologie finit par devenir le point clé de cette nouvelle civilisation. En effet, elle connut une avancée phénoménale et lorsque ce Nouveau Monde se construisit, il se servit de tout ce que leur avait laissé les Anciens, et plus encore, pour bâtir ce qu’il était aujourd’hui. Le pouvoir allait à la science et à la recherche, fondatrices de bien des théories et créatrices de progrès.
Elles réussirent à créer en moins de mille ans, ce que la terre n’avait jamais connu en plus de trois mille ans. Ils défièrent les lois de la physique et du corps. La race Humaine étant éprouvée, arrivée au bout de son évolution, il lui fallait bien plus pour pouvoir regarder au-delà, encore et toujours. Des sociétés se spécialisèrent dans la médecine d’abord réparatrice, fabriquant des prothèses pour les mutilés, avant d’étendre leur domaine à l’esthétique, fabriquant puces, implants et autres petits noyaux technologiques permettant d'accroître ses sens, sa force, sa vitesse… La transhumanisation était en marche et, aujourd’hui, elle était plus que bien implantée.

Les villes, les transports, les routes, les résidences… Tout évolua en même temps que l’Homme. Les armes étaient beaucoup plus sophistiquées et mortelles, faisant de l’armée de chaque pays, l’élite par l’outil. Les voitures roulaient aussi bien qu’elles planaient, les immeubles défiaient les lois de la gravité, certains s’élevant dirait-on bien plus haut que le ciel lui-même. Du verre teinté faisait office de murs et de fenêtres, leur donnant une impression de grandeur, de gigantesques machineries. Les villes n’étaient que des arceaux d’autoroutes ou de métal, posant rarement le pied sur l’ancienne terre, faisant vivre ses gens en hauteur. En effet, personne ne pouvait “descendre” sur la Terre ferme, encore nettement irradiée. La construction de villes en hauteur, sur des plateformes, permit de donner un vrai futur à l’Homme.

Dans cette évolution gargantuesque, les politiques avancèrent et, dorénavant, des conglomérats dirigeaient les pays. Il n’y avait pas de guerre matérielle ou continentale, la seule lutte était à travers la recherche elle-même et à qui reviendrait les honneurs d’avoir découvert un remède miracle ou une technologie encore plus poussée.


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