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 Justice et milieu carcéral


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Gouvernement
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Date d'inscription : 14/02/2017
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 (#Lun 2 Avr - 15:53


Justice
et milieu carcéral


Ce sujet est là pour recenser tout ce que les Moscovites savent du système carcéral de leur capitale. Il y a parfois des zones d'ombre, c'est voulu car, hélas, personne ne sait jamais tout.

Nous rappelons que la branche regroupant la justice et le droit fait partie de la corporation des Financiers. Derrière chaque décision il y a une histoire et celle-ci n'est pas vraiment méconnue du public. Arrangée ou déformée, mais la base reste identique à chaque fois. En effet, l'Etat a perdu son regard sur la Justice il y a plus de trois cents ambriels. En perte de vitesse considérable, des repris de justice se baladaient en ville impunément, les prisons n'avaient rien d'efficace et le personnel juriste était complètement épuisé, croulant sous les affaires. Il y avait donc un manque d'efficacité et d'ordre. A cause de cela, les tribunaux avaient l'habitude de se voir flamber par des haineux qui ne souhaitaient qu'une chose : asseoir leur pouvoir par la crainte. Ainsi, l'Etat avait clairement besoin de financement qu'il n'avait pas et petit à petit, perdait le contrôle total de son autorité.
Lorsque le conglomérat se réunit une nouvelle fois, il ne laissa pas le choix à l'Etat de décider du sort de la Justice. Ils débattirent pendant plusieurs heures à qui serait le meilleur repreneur et les Financiers présentèrent un plan d'action qui séduisit tout le monde. Ce fut réellement à partir de là que le peuple se mit à craindre la prison.

Pour des raisons de crédibilité évidente, la corporation laissa les forces de l'ordre à l'Etat et reprit toutes les affaires en cours ainsi que celles à venir. Il y eut une grosse période où aucun jugement n'était rendu dans le but de renouveler le personnel et de changer plusieurs arrêtés, lois ou même procédures. Le système d'union (formelle et sociale) vit le jour et s'ajouta une annexe au commissariat principal : des cellules. Un endroit où les suspects et les condamnés en attente de jugement, peuvent être détenus pour une durée plus ou moins limitée. Ils vivent seul ou en binôme et ne sortent que pour la visite hebdomadaire de leurs proches. Toutes les commodités nécessaires sont dans leur cellule et les plateau-repas leur arrive par un système de monte plat par lequel ils ne peuvent clairement pas passer si l'envie de s'enfuir les prenait. Généralement, personne n'essaye de sortir du commissariat car il n'y a nulle part où aller, où se réfugier. Même dans la Basse-Ville les autorités retrouvent toujours ceux qu'elles cherchent.

Dorénavant, une fois le jugement rendu il y a deux solutions rendues officielles : il est innocent et relâché ou coupable et enfermé. C'est là que tout change.

Pour les délits comme du vol (en tout genre), certaines violences pathologiques ou incriminant des sociétés comme le détournement de fond, la fraude, etc les malfrats peuvent être épargnés en ne subissant qu'une amende si exorbitante qu'elle induit forcément un travail d'intérêt général. Alors ils ne travaillent pas forcément sur la voie publique mais sont intercepté par des sociétés ou des gérants, qui leur proposent, couteau sous la gorge, de bosser pour eux sinon c'est directement le bagne. La plupart du temps, ils acceptent sans rechigner et rentre dans le rang.
En revanche, si dans cette catégorie, le délit est considéré comme grave, répété, abusif ou offensant, le condamné sera jugé passible d'une peine de prison, tout comme les meurtriers, violeurs, pédophiles et autres sociopathes. Et une fois qu'ils partent, ils ne reviennent plus.

Personne ne sait ni où ils vont, ni ce qu'il advient d'eux. Beaucoup de rumeurs et de théories courent à ce sujet, mais la corporation des Financiers garde son secret sous clé. Interdiction de dévoiler quoi que ce soit à qui que ce soit de la destination des prisonniers. Elle a permis de construire des structures carcérales hyper sécurisées au-delà des murs de la ville, mais c'est dorénavant tout ce que vous savez. Généralement, les journalistes relatent en image une partie du transfert des prisonniers connus et médiatisés, mais ne sortent pas de la ville pour donner suite à ce qu'il se passe au-delà. Seule une navette décolle des institutions juridiques pour un aller simple vers la ou les prisons. Car personne ne sait s'il y en a plusieurs.

Inconscient collectif
D'un point de vue général, la population craint la prison. Dans la haute-ville, les gens se tiennent à carreau. Lorsqu'un de leur proche est arrêté et passible de peine de prison, c'est la honte sur la famille. Non pas qu'un code d'honneur soit réellement en place, mais la prison étant le dernier recours, cela veut dire que la personne a commit non pas un mais plusieurs méfaits graves. De ce fait, ils savent tous qu'ils ne le reverront jamais. La prison est similaire à la mort pour les proches et au bagne pour les condamnés. Le fait que personne ne sache réellement ce qu'il se passe là-bas, laisse libre-court à l'imagination de chacun des pires tortures possibles. Savoir que son mari, sa sœur, son enfant ou ses amis peuvent souffrir le martyr sans ne jamais mourir dans un lieu éloigné de tout, laisse un goût amer dans certaines bouches.

Au niveau de la Basse-Ville, c'est différent. Les gens, n'ayant généralement rien à perdre, se voient plutôt têtes brûlées. Les autorités, moins présentes, enquêtent moins et la répression n'est pas très efficace. La plupart des citoyens ne comprennent pas pourquoi d'ailleurs, plus de forces ne sont pas déployés dans ces sous-sols terrifiants. Cependant, il n'est pas rare de voir des indigents et pauvres malfaiteurs, se retrouver dans la navette de la prison. Aux yeux des bonnes gens, cela fait toujours de la racaille en moins.


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