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 Les problèmes rattrapent chaque personne [PV Adam B.]


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 (#Ven 9 Mar - 11:19
Les ruelles que je fréquente sont actuellement vides. Personne n'est à l'abris du danger mais, sur ce coup, je me sentais sereine. Depuis quelques dériels j'essayai de pister des hommes qui se faisaient appeler "les Parias". Ceux qui ont attenté à la vie de Volker lors de la manifestation de Zamos. En ces temps troublés, j'ai l'impression d'être aussi proche que loin de la vérité, ce qui ne me plait pas vraiment. Je manque d'informations malgré le réseau que j'entretiens.

Décidant d'abandonner la piste présente qui, à mes yeux, ne mène à rien, j'atterris dans un bar des bas-fonds. L'endroit est miteux, une partie de la bâtisse est rafistolée avec de la tôle mais si j'arrive à me débrouiller, je pourrai peut être avoir des infos supplémentaires.
Après avoir attaché mes cheveux, je pousse la porte du bouge crasseux. Le barman édenté et à qui il manque un oeil, me salut d'un signe de tête peu amical. Il est antipathique et particulièrement effrayant, mais j'en ai vu d'autres.

-Un remontrant, patron.

Ce n'est peut être pas le chef des lieux mais en le valorisant, j'ai plus de chance qu'il lâche quelques mots à mon égard.
Le bar est quasiment désert. Une femme se tient à une table haute plus loin, seule et nerveuse. De l'autre côté un vieux ou peut être juste un homme très sale, est affaissé sur sa table, trois verres vides devant lui. A entendre sa respiration il doit très clairement dormir. Alors que j'entamai mon second verre également, un homme entre dans le boui-boui. Mes yeux se plissent et je me redresse. Ce type... Je le connais... Son allure, son visage, son attitude... Tout me dit quelque chose. Si j'arrive à lui parler, peut-être que...
A quoi ressemblai-je ? Je suis comme un chien de chasse à l'affût de la moindre proie. Il faut que je me calme sinon je vais paraître suspecte et hâtive. Plus que ce qu'il ne faudrait.

Je le laisse faire tout ce qu'il désire avant qu'il ne s'assoit non loin de moi. Mes coups d'oeil ne sont pas des plus discrets mais je n'arrive pas vraiment à lui parler. Cela n'est pas dû à une timidité (qui ne me caractérise pas) mais à mon intellect qui cherche ardemment comment aborder le sujet.

-Bonjour... Ça fait un moment qu'on ne vous a pas vu par ici...

Je ne me risque pas vraiment. L'ayant déjà vu et le connaissant vaguement, ce n'est qu'ici que j'aurai pu le rencontrer d'une manière ou d'une autre.
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 (#Sam 10 Mar - 0:14
Le poing d'Adam s'écrasa sur le visage de l'homme et sa tête bascula violemment en arrière, un filant de sang gicla, son nez venait de se briser. L'homme éclata de rire, c'était encore un foutu dealer qui consommait sa propre came, Adam pouvait bien lui taper dessus toute la nuit ça ne lui retirerai pas ce sourire idiot. L'ancien policier lui asséna un coup de genou dans le bas du ventre et l'autre type s'effondra par terre, se tenant l'estomac, il se tordit au sol un moment et vomi. Entre deux crachats de sang et de vomissures, l'homme dit entre ses dents:

-Tu vas nous le payer mon gars. Je te le jure que tu vas me le payer !

Le mercenaire l'attrapa par le col et lui aplati le crâne sur le sol, celui là était bon pour quelques heures de sommeil. Adam fouilla rapidement son sac, sa cargaison était là et aussi un beau paquet de fric. En quittant la ruelle il jeta la drogue dans un bidon en feu autour duquel se réchauffait un clochard âgé, il lui donna l'argent du dealer:

-Tu m'as pas vu, compris ?

Sans attendre de réponse il continua son chemin. Il prit la flasque qui se trouvait dans sa poche arrière et bu un coup... elle était vide, merde ! Il fit un détour pour aller chercher la somme promise pour avoir tabassé le dealer. Une jolie somme, mais pas acquise de façon très honnête, mais ça c'est un détail, ce qui comptait c'était de réduire la drogue dans les rues et si les dealers ne se sentaient pas en sécurité dans les rues tant mieux. Et tant pis si il fallait se salir les mains pour ça. Il se dirigea enfin vers le bar le plus proche où il allait enfin pouvoir souffler. Il entra dans un bouge crasseux, le patron le reconnu et sortit une bouteille de sous son comptoir, pas la gnôle de basse qualité, un bon whisky douze ans d'âge. Le mercenaire la prit au passage et partit s'asseoir vers le fond, à quelques siège d'une petite rouquine maigrelette.

Adam soupira de soulagement en s'asseyant, il était fatigué et il avait mal à la tête. Il bu directement à la bouteille, une longue gorgée de whisky puis il se frotta les yeux avec ses paumes. Foutu journée ! Il 'avait passé à suivre une fille à papa dans les magasins et à la conduire où bon lui semblait. Elle était la fille d'un des membres du gouvernement et son père engageait parfois Adam pour protéger sa fille lors de ses sorties. Ce n'était pas de gaieté de cœur que le mercenaire jouait les baby-sitter mais le salaire était plus que généreux et le ministre et sa famille aimaient bien Adam. La suite de la journée, elle, ne fut pas de tout repos, un contact du mercenaire l'avait appelé. Il avait besoin de quelqu'un pour s'occuper d'un dealer qui prenait de l'influence dans le quartier. Ce genre de travail aussi payait bien mais cela créait toujours du grabuge...

Perdu dans ses pensées, Adam fut ramené à la réalité par la jeune femme à côté de lui, la jeune femme lui adressa la parole. Il leva les yeux vers elle, il  l'avait déjà croisé une ou deux fois dans la basse-ville. En même temps une peau aussi pâle avec des cheveux aussi flamboyant c'était loin de passer inaperçu. Il savait qu'elle ne faisait pas partit des voyous de la basse-ville, juste des pauvres gens qui n'ont pas les moyens de pouvoir vivre ailleurs que dans cet enfer. Il ne se souvenait pas lui avoir jamais vraiment parlé, mais peut-être avaient-ils échangés quelques mots autour d'un verre ou qu'il avait chassé un prétendant un peu trop collant, il ne savait plus vraiment. Il se demandait bien ce qu'elle entendait par "ça fait un moment qu'on ne vous à pas vu par ici". Mais intrigué il rétorqua:

-Oh vous savez, j'essaye de pas trop m'attarder dans ce genre d'endroits. Mais que me vaut le plaisir de ce chaleureux accueil ?

Il regarda l'horloge derrière le bar, il savait qu'il avait de grande chance d'avoir de la compagnie mais il devait lui rester encore du temps avant de les voir débarquer, suffisamment pour savourer cette bouteille et faire plus ample connaissance avec la femme qui se tenait à côté de lui. Il avait tabassé un dealer et réduit en cendre une bonne quantité de drogue, les copains du gars dans la ruelle allaient pas tarder à chercher qui avait fait ça et ils voudraient lui faire payer son insolence.
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 (#Sam 10 Mar - 11:22
L'inconnu me surprend. Je m'attend plutôt à ce qu'il me rejette mais rien de tout cela. Il est même poli et cordial et, ici, c'est une denrée rare. La Basse-Ville abrite tout un tas de gens. Entre les voyous, les racailles, les sales bêtes, les riches déchus et les pauvres hères, c'est assez compliqué de distinguer les uns des autres. Mais étrangement, les bruits courent vite et on identifie un jour ou l'autre qui est qui.
Bien que je ne remette pas le nom de l'homme sur cette tête, je peux aisément le détailler maintenant qu'il me parle. Il a une voix rauque et des gestes maitrisés. Un homme d'expérience et cela me sera surement utile dans les jours prochains. Si j'arrive à le mettre de mon côté...

-Je vous comprends. Si on peut, on sort rapidement de ces bas quartiers...

Je redresse la tête de mon verre, esquissant un très léger sourire.

-Je me nomme Astoria. Pardon de paraître si familière, il me semble vous avoir déjà vu dans le coin alors...

Dehors, un bruit sourd retenti ce qui coupe mon discours. D'un oeil assez suspicieux, je dresse l'oreille pour distinguer rapidement les échos d'une bagarre avant que cela ne s'éloigne.

-Bon sang, ce qu'ils sont agités en ce moment, c'est infernal !

Mes yeux son plein d'amertume le temps de me retourner vers l'inconnu. Dès que mes prunelles se posent sur lui, mon regard reprend une certaine neutralité chaude.

-Ce que j'aimerai partir d'ici... Enfin bref. Vous paraissez préoccupé. Si vous avez des ennuis et que je peux vous être d'une quelconque utilité, n'hésitez pas.

C'est un peu brut de décoffrage je l'admet mais je ne sais pas comment faire plus finement. C'est compliqué de brosser un inconnu dans le sens du poil. Je suis de plus en plus persuadée qu'il est plus que ce qu'il ne prétend mais je n'arrive vraiment pas à mettre un rôle sur cet homme. Peut être que les autres le connaissent mieux... Mais en lui proposant une aide, peut être qu'un jour je pourrai le recroiser et compter sur lui ? Je ne sais pas, il faut que je m'arrête à l'instant présent, c'est le seul moyen de m'en sortir.

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 (#Sam 10 Mar - 15:05
Cette petite ne manquait pas de cran, s'adresser à un inconnu dans la basse-ville c'était assez osé. La plupart des gens tentaient plutôt de passer inaperçu lorsqu'ils rôdaient par ici, on ne sait jamais à qui faire confiance et un coup de couteau entre les côtes pour pouvoir s'acheter sa dose est vite arrivé. Mais la jeune femme semblait avoir de la suite dans les idées, elle adressa un petit sourire au mercenaire et se présenta. Elle s'appelait donc Astoria, elle parlait poliment et ne semblait pas chercher les problèmes. Les gens polis se faisaient assez rares dans le coin, Adam trouvait ça agréable d'enfin avoir une conversation amicale. Pour une fois que ce n'était pas un client ou qu'il n'intimidait pas une racaille ou un voyou. Mais il fallait tout de même rester sur ses gardes, les beau-parleurs sont légions ici, surtout dans les bars à une heure tardive comme celle là.

Au moment où il allait se présenter, un bruit sourd retentit à l'extérieur. Instinctivement, Adam esquissa un mouvement pour porter sa main à son arme, mais le grabuge était suffisamment lointain pour ne pas être un problème immédiat. La jeune femme se plaint du bruit au dehors puis ramena son attention vers le mercenaire. Comme tout un chacun ici elle se plaignait de la vie dans ce quartier pourri et, chose remarquable, elle proposait son aide à l'homme si jamais il voulait se confier sur quoi ce soit. Ce comportement était légèrement suspect, surtout entre deux personnes quasiment inconnues mais peu importe:

-Moi c'est Adam, vous m'avez peut-être déjà vu dans ce quartier c'est possible, il m'arrive de travailler dans le coin. Et pour les ennuis ne vous en faites pas, je sais assez bien les gérer par moi même. Mais vous par contre, pourquoi voudriez vous m'aider, on ne se connait pas.

Un second bruit retentit dehors, comme un bruit de casserole ou de quelqu'un qui aurait percuté une poubelle, mais cette fois c'était beaucoup plus proche. Adam fronça les sourcils et regarda autour de lui, il n'y avait pas vraiment d'échappatoire. Une porte derrière le bar devait mener sur l'appartement du propriétaire et au fond une porte menant aux toilettes avec un panneau "Hors service" cloué dessus. Si c'était bien les potes du dealer qui venaient chercher les ennuis, Adam n'aurait d'autre choix que de se battre pour sortir d'ici. Il se tourna vers Astoria et lui dit à voix basse pour que personne d'autre n'entende:

-Il risque d'y avoir du bordel ici dans pas longtemps, le mieux pour vous c'est de vous faire discrète et de partir d'ici sans plus tarder.


Adam tendait le plus l'oreille possible pour essayer d'entendre ce qui se passait au dehors, mais il avait du mal à se concentrer à cause de son mal de tête. Il avala une longue gorgée de whisky pour faire diminuer la migraine et s'essuya la bouche du revers de la main. La soirée n'allait pas être de tout repos.
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