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 Ma dope ... Ma pote... [PV OUVERT]


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Slown Vulgha
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 (#Dim 17 Déc - 20:27
Basse Ville..



  Slown s’arracha un fin sourire. Cette odeur nauséabonde lui rappelait de tristes souvenirs. Certes, elle avait grandi ici, mais les événements les plus récents qu’elle y avait vécu n’était pas les plus joyeux. Mais elle devait y revenir, sinon les maux allaient continuer. Elle avait gardé contact avec une ancienne amie, malgré les recommandations de son frère qui lui avait interdit de se rendre dans la basse ville. Mais la douleur étant insoutenable, si elle ne se procurait pas de la transidine vite, elle n’était pas sûre de pouvoir aller au boulot le dériel suivant. Venue ici le plus discrètement possible, se fondant dans les ombres, les publicités géantes de Piat disparurent pour laisser place aux vieilles bâtisses, à la moisissure des baraquements, les rues ressemblaient aux vestiges de la mort. Aucun semblant de verdure, aucune âme qui vive digne de ce nom, les clodos et les toxicomanes ressemblaient à des fantômes errant entre les amas de débris et leurs abris de fortunes.

  La journaliste avait enfilé sa veste en cuir habituelle, ainsi qu’un feutre noir, afin de lui cacher le visage, sait-on jamais. Le peu de gens qui vivaient encore ici étaient soit trop défoncés pour la reconnaître, soit trop occupés dans leurs deals. Mais Slown savait qu’il ne fallait pas baisser sa garde, dans cette communauté, les gens y sont soudés, mais quand tu n’en fais plus partie, on te bouffe comme un petit poisson entre les dents du requin.
Pour la jeune femme, le requin n’était pas la populace de la basse ville. Mais les autres.

  Au détour d’une ruelle, tournant à droite pour rejoindre son amie Kiara, elle aperçut une longue voiture noire, très élégante. Un halo orangé s'émanait  du dessous de la voiture, qui flottait légèrement sur les pavés nécrosés. Une berline de la haute, appartenant sûrement à un de ces chefs d’entreprises richissimes venant escroqué, encore, les petits dealers.
Slown s'arrêta de manière à ne pas se faire repérer. Activa l’enregistrement en appuyant entre sa tempe et son oeil. Elle ne voulait pas en rater une miette. La voiture n’était peut-être pas identifiée d’un numéro, mais peut être qu’elle pourrait apercevoir qui s’y cachait dedans avec sa capacité. Elle se concentra pour mieux y détailler les formes, mais rien n’y fait, les vitres teintées et sa fatigue ne lui permirent pas d’arriver au résultat voulu. Cet effort demandé lui déclencha un saignement de nez.

“Putain pas maintenant...”






  Penchant la tête en arrière, suffisamment pour continuer à surveiller la voiture dans l’ombre de l’intersection. La main en sang, elle sortit un bout de papier en guise de mouchoir à défaut d’en avoir. Elle le déchira en deux, un pour s’essuyer, l’autre qu’elle enfourna dans sa narine.

  Au bout de quelques minutes, une ombre pénétra dans le véhicule, qui démarra silencieusement. Elle s’éclipsa aussitôt dans la brume. Slown avait pu enregistrer l’homme qu’elle détaillera une fois chez elle, même si les détails présents y étaient pauvres.


   Elle vit une présence devant la bâtisse d’où était sorti l’homme au chapeau. La brune reconnue Kiara. Affolée elle partit à sa rencontre, la héla de loin.


“KIARA !!” Plus qu’à quelques mètres de sa collègues, kiara la reconnue.


“Slown! Qu’est-ce que tu fais ici ?" Demanda-t-elle étonnée de voir son amie.
"C’est plutôt à moi de te demander ça non ? C’était qui ça ? Vous faites des affaires avec eux ? Non mais sérieusement Kiara, qu’est ce qui ce passe ici ?"


La blonde, enfin si on pouvait dire blonde, car ces cheveux étaient remplis de crasses, attrapa Slown par le bras pour l’entrainer un peu plus loin, à l’ombre de tout regards.


“Je ne peux rien te dire, je suis désolé, tu ne devrais même pas être là. Tu prends déjà beaucoup de risques pour venir chercher ta merde, alors ne cherches pas à en savoir plus. s’il te plaît.” Chuchota-t-elle en même temps qu’elle glissait le sachet de transidine dans la poche de la journaliste.


“Alors déjà ma merde, elle m’est vitale vois-tu. Et ensuite, non mais ça ta pas suffit la mort d’Iz, faut que vous continuiez vos magouilles en plus ?" Lui infecta-t-elle en lui remettant la somme pour payer sa dope.


“Ecoute ma poule, je suis vraiment désolé, ce ne sont pas de simples magouilles, c’est plus grave et je ne peux vraiment rien te dire…”

Elle regarda sa vieille amie dans les yeux, partagée entre la pitié et la peur. Puis elle tourna les talons, sans un mot, pour s’engouffrer dans l’immeuble, lassant Slown avec ses questionnements.



La gamine resta là quelques secondes, hébétée par l’attitude de sa collègue. Il y avait anguille sous roche, ne se tramant pas que de belles choses. Même si elle n’était plus de ce milieu, Slown avait peur de ce qui pouvait s’y passer et se répercuter sur elle et sur la population. Elle devait trouver des réponses et vite.
Un craquement survenu derrière elle, peut-être un rat ou un vieux chat d’égout, mais il y avait une silhouette dans l’ombre, de taille bien humaine qui ne ressemblait pas à un petit animal inoffensif.
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Astoria V. Byrkova
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 (#Lun 18 Déc - 16:11
Le bruit de l'orage au-dessus de nos têtes me fait sursauter plus qu’il ne l’aurait fallu. En plein milieu d’une rue délabrée de la Basse-Ville, je prends le temps de fouiller le sac que je tiens. L’endroit est désert et aucun véhicule ne circule par ici. Déjà qu’on ne voit jamais d’engin sur les routes de la Basse-Ville en temps normal, aujourd’hui plus encore. Malgré le mauvais temps en haute ville, nous n’avons que les échos du tonnerre ici-bas. Il ne vient jamais jusqu’à nous. Certains se disent que nous lui faisons trop peur. Ils se rassurent, voilà tout.

Attrapant la carte du monorail qui ne voulait décidément pas se laisser faire, je mets mon sac à dos et file à toute allure sur le tarmac. Jin doit m’attendre à l’heure qu’il est et j’espère qu’il ne lui est rien arrivé. Je ne peux pas m’empêcher de penser à cette môme, un peu comme si c’était la mienne. Ou au moins ma sœur peut-être. Pourtant je n’en suis aucunement responsable et elle m’a prouvé plusieurs fois qu’elle s’avait se débrouiller, mais je crois que je ne suis pas maître de moi sur ce point-là. C’est déraisonné et je le sais. Ma misère coule dans mes veines et, à aujourd’hui, je ne connais plus l’air des journées organisées où il n’y a aucun souci à se faire. Tout se fait à l’instinct, au talent, au pressentiment. C’est ça qui nous maintient en vie ici.

Je déboule dans une artère où, là, je rencontre déjà un peu plus de vie. Je dois absolument prendre la borne qui me porte à l’étage avant la fin de la journée. Si je ne suis pas revenu ce soir, c’était que Karl avait raison et que je n’aurai jamais dû prendre le risque d’aller voir ailleurs si les affaires n’étaient pas meilleures…
Faisant un crochet par la planque pour déposer le gagne-pain d’aujourd’hui, je surprends (en redescendant) Kiara, une fille du squat, s’entretenir avec une propre-sur-elle que je n’ai jamais vu. Immédiatement, je ne finit pas de dévaler les marches et me stoppe, les entendant brièvement finir leur discussion. Lorsque j’en entrevoie une faire demi-tour, je fais mine de venir de l’étage à l’instant. De toute manière, la fauchée me passe devant sans me voir. Kiara est une personne que je ne connais que de vue, de nom. On ne se parle que pour les besoins de la troupe et le fonctionnement du bâtiment si on ne veut pas que celui-ci s’effondre sur nous. Pour le reste, n’étant pas de son étage, je ne la côtoie donc que rarement et sans que ça me déplaise. Mais là, qu’elle soit de mon étage ou non, c’est toujours assez curieux de voir quelqu’un nous rendre une petite visite. Or habitués, j’entends.

La brune reste sur le parvis un moment encore après le départ de son interlocutrice. Je ne sais pas si elle attend quelque chose mais de ce que j’ai pu capter des bribes de leur conversation, Kiara ne reviendra pas pour aujourd’hui. Je fini de descendre le fragile escalier dans l’ombre des murs avant de sortir par la porte où se trouvait l’inconnue. Depuis sa place, elle ne pouvait pas me distinguer à l’intérieur, à moins de voir à travers les parois.

Salut. Je peux t’aider ? T’es perdue ?

C’est rare. Les gens ne se « perdent » pas dans la Basse-Ville. Soit on les y envoie pour une mission particulière, soit on les y jette, mais personne ne s’y égare.

Kiara reviendra pas avant un moment. Je vais en-haut, si tu veux je te raccompagne.

Moins elle traîne par ici, mieux c’est. Et puis si je débarrasse K de l’inconnue, elle m’en devra une. Même une petite. Malgré tout, je n’ai pas envie d’être très insistante. Si je doutais qu’elle se soit perdu, je doutais encore plus qu’elle ait réellement atteint son but en venant ici. Je me demande d’où les filles peuvent se connaître malgré tout, n’ayant pas vraiment l’air d’être du même milieu.
Restant devant elle, je rabats une mèche de cheveux derrière mon épaule, échappée de la queue de cheval mal faite. Si j'étais elle, je trainerai pas dans le coin. Pourtant, dans son regard luit quelque chose de particulier, si caractéristique à nous tous ici-bas. Je ne saurai dire quoi, mais ses yeux me captent sans mal à plusieurs reprises, entre nos silences. Je crois que je n'ai pas à m'en faire, elle sait se débrouiller. Pourtant, la curiosité m'envahi et, si j'avais été plus jeune, ç'aurait été avec impatience que j'aurai attendu ses réactions.



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Slown Vulgha
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 (#Lun 18 Déc - 18:47
Basse Ville, ruelle sombre.


Accompagnant un doux bruit d’orage qui clamait sa folie un peu plus haut, le bruissement entendu auparavant se répéta. La porte d’où s’était engouffrée Kiara quelques secondes précédemment, se fit grinçante. Une jeune femme à la chevelure rousse se manifesta. Son regard, elle ne le connaissait que trop bien. Elle l’avait elle-même arpentait pendant un temps. Fougueux, comme un animal qui assaillit sa colère, non sur elle, mais sur le monde.


“ Salut. Je peux t’aider? T’es perdue ?
Kiara ne reviendra pas avant un moment. Je vais en haut, si tu veux je te raccompagne.”



La jeune femme connaissait Kiara, c’était un fait. Elle connaissait également les lieux, elle devait sûrement résider ici. Slown prit quelques secondes pour chercher dans sa mémoire, le visage clair et doux qui était tenu par les traits durs de la basse ville.  Elle ne s’en souvenait pas, peut-être était elle arrivée après son départ. Cela remonte à quelques années maintenant, mais même si elle avait du mal à retenir les prénoms, une fois qu’elle voyait un visage, sa mémoire ne lui faisait jamais défaut. Par chance, l’inconnue avait l’air  aimable et le plus important c’est qu’elle pensait Slown égarée, comme une petite gamine de la haute qui se serait condamnée dans ce quartier.


“Hum… Perdue non, mais je dois remonter en haut. On peut bien faire un bout de chemin ensemble si tu veux.”


Il se faisait tard et il était temps de rentrer. Pourquoi pas se faire accompagner. D’un regard un peu sceptique, elle glissa un léger sourire pour mettre l’inconnue en sécurité. La journaliste avait du mal à accorder sa confiance. Surtout aux gens d’ici. Les malheurs qu’elle y avait vécus y jouaient pour beaucoup. Mais la belle rousse n’avait pas l’air concernée par tout ça. Peut-être qu’elle pourrait lui fournir des informations. En tout cas, le mystère qui se tramait ici allait peut-être s’éclaircir et Slown voulait jouer de son innocence pour en savoir plus.
“Pardon, je ne me suis même pas présentée, Je m’appelle Slown”
Elle ne dira pas son nom de famille au risque d’être rapproché à son frère.


“Alors comme ça tu connais Kiara ? Elle est gentille.. Même si des fois un peu énigmatique...”



C’était une amie de longue date, trainant beaucoup ensemble lorsqu’elles étaient plus jeunes. En même temps, faire son enfance dans la basse ville, ça rapproche. Les bandes de gamins heureux et paisibles ça ne courent pas les rues. Entre les amas de pierres, les ordures et les vestiges de l’arriération humaine, ils se s’amusaient avec les moyens. Elle se demanda si l'aînée en face d’elle avait aussi connu ça. Son allure et sa tenue laissée présager qu’elle savait bien se débrouiller dans ce milieu. Ses opinions politiques et sa vision de la situation serait peut-être similaires à celles de Slown. En tout cas, une part au fond l’espérait.

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Astoria V. Byrkova
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 (#Lun 18 Déc - 20:03
Alors que nous commençons à marcher, je sais le prénom de l'inconnue.

Astoria, de même.

Ce n'est pas vraiment que je veuille faire une bout de chemin avec elle, mais il valait mieux éviter tout débordements. Le choix, en réalité, aucune de nous deux ne l'a vraiment. Et puis la journée décline assez vite pour que nous nous attardons un peu plus dans les rues détruites de la Basse-Ville. Pour l'occasion, je n'ai pas changer de tenue mais j'ai pris soin de la récurer. Si on voit, là-haut, que je suis crasseuse, on me jettera immédiatement de là d'où je viens. Et je n'ai pas envie d'être traitée comme un chien galeux.

Le prénom de l'inconnue ne me dit rien et je n'insiste pas pour avoir son nom de famille. Ici, nous ne sommes personne et certains même, oublient d'où ils viennent et qui ils sont. C'est notre lot, nous l'acceptons. Les plus jeunes sont des activistes, révoltés par le système alors que les plus vieux se laisse porter par la vie, les malheurs et le handicap notable.

Slown a quelque chose d'assez curieux. Une attitude qui la trahit, mais que je ne sais réellement définir. Comme un goût de déjà-vu, une sensation connue mais à laquelle je suis totalement aveugle. Alors que je me demande si je ne me risquerai pas à lui poser une question un peu personnelle, elle me coupe l'herbe sous le pied pour me parler de Kiara, la jeune fille de tout à l'heure.

Tu sais, c'est un grand bâtiment comme tu as pu le voir. On n'a pas trop l'occasion de se croiser. Elle réside au second et moi au quatrième, donc je ne la connais pas vraiment.

Je n'aurai jamais du dire ça. Ca ne montre qu'une chose : que nous sommes dessoudé. Ce qui est vrai... Et ce n'est pas bon ! Je m'en veux et une vague de feu traverse mes yeux. Pleine de haine, d'animosité. Oui, car si ce système n'était pas aussi pourri, je n'aurai pas besoin de me protéger comme ça. J'aurai la chance de voir le soleil et de vivre, comme tout le monde, à Zamos, pour construire un foyer, fonder une famille et avoir une vie... Normale.
Fronçant les sourcils, je me reprends alors rapidement :

Disons qu'à l'origine, nous nous connaissons forcément tous, sans avoir à habiter ensemble. La Basse-Ville n'est pas si grande. Kiara est simplement une de celles que je fréquente le moins mais en effet, pour ce que je la connais, elle est très gentille. Un peu têtue mais pour survivre ici, il vaut mieux.

C'est tout de suite quand même mieux. Ce besoin de se justifier en permanence est fatiguant, mais il ne faut pas que j'abandonne, c'est important. Faire attention à tout pour ne laisser passer aucune faille. Slown n'est pas l'ennemie, mais elle fait un très bon terrain d'entrainement.
Dans notre dos, un vacarme retentit. Un bruit entre explosion, cris et métal jeté. Un son très connu ici et hélas, tant redouté.

Oh non, pas eux !

Machinalement, je prends le bras de la jeune femme et me met à courir en direction d'une ruelle plongée dans la pénombre la plus totale. Le bâtiments étant très haut, la lumière environnante ne transperce pas assez et, depuis la rue, impossible de nous voir avec la différence de contraste.
Je me colle au mur et invite, d'un geste brusque, Slown à faire de même. Si elle prononce un son, je lui fais signe de ne pas en dire plus.

Avec le boucan qu'ils font, on pourrait hurler dans notre petite ruelle, qu'ils ne nous entendraient pas... S'ils n'avaient pas été sur-augmentés. Ainsi, je prie pour que même mon coeur ne fasse aucun son, voire s'arrête, dans ces battements accélérés. Dans la grande artère à la perpendiculaire, on peut voir distinctement des incivilisés. Des punks, juchés sur des bécanes rafistolées, trafiquées, fonctionnant ni à l'électricité, ni au plasma, ni à rien de ce qu'on peut connaître ou comprendre. Un mélange chimique que seuls ces fils de chien connaissent et font, pour leur propre besoin. Ces engins ne sortaient pas de la Basse-Ville et à certaines heures assez récurrentes, ils faisaient le tour du quartier pour chiner, entre victime ou bout de ferraille. Leur conduite est dangereuse, en zig-zag, avec une vitesse démentielle et leurs cris qui résonnent entre les bâtiments, ne s'évapore qu'en atteignant le plafond. Nous les entendons partout, ils tambourinent dans nos oreilles et c'est un calvaire de ne pas bouger pour ne pas se boucher les tympans.

Le spectacle dure très peu de temps, quelques minutes tout au plus, mais entre la peur et le vacarme assourdissant, cela paraît une éternité. Une fois qu'ils sont éloignés, je prends le temps de respirer et regarde Slown. Mon visage est un peu plus pâle qu'à l'accoutumé, les yeux hagards et encore sous le choc. Je met d'ailleurs une à deux bonnes minutes avant de parler.

Je... Je prends le temps de souffler un grand coup. Je te présente les PsyK. Leur nom est aussi ridicule que leur accoutrement mais hélas, ils sont la crainte du quartier et...

Un bruit venant du fond de la ruelle m'interrompt et je vois dans le bref rayon de lumière, un vieux clochard boiteux avancer vers nous.

Bon sang... Quelles émotions ! Tiens mon pauvre...

Je fouille dans ma poche à la recherche d'une carte avec quelques crédits. Il ne sera pas riche, il n'y a que quinze Den'g. Je la lui donne et pose ma main sur l'épaule de Slown :

Allons-y, je t'expliquerai en route. Ne traînons pas ici.



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Slown Vulgha
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 (#Lun 18 Déc - 23:33



Le temps filait.. Les ténèbres se rapprochaient.. Le peu de lumière qui fusait dans cette ville souterraine annonçait la fin du dériel présent.
Slown écouta le discour de la jeune femme qui lui justifia le fonctionnement de la vie d’en bas. La brune, connaissant l’organisation des lieux que très bien, lui répondit dans un souffle:


“ Je n’en doute pas une seconde, espérons qu’elle le soit assez alors…”



L’animosité qui régnait dans la voix d’Astoria fit resurgir la haine qu’avait Slown envers ce système. Elle lui rappelait son frère dans ses propos, elle devait sûrement avoir le même âge que lui se dit la gamine en dévisageant ses traits du coin de l’oeil. Peut-être qu’elle l’avait connue finalement, la brune n’en savait rien et ne se risqua pas à demander.
Slo pense que c’est ce sentiment d’impuissance d’action qui bouffe le plus, de ne pouvoir véritablement changer les choses, malgré tous les efforts que l’on y met. Elle retrouvait cette même sensation dans le comportement de la rousse et se sentit concernée.


“BOOOM”



Un bruit sourd retentit, avertissant Slown d’un probable danger. Son acolyte lui prit le bras pour fuir. Elle lui emboîta le pas avec plaisir, non qu’elle soit apeurée, mais en aucun cas envie de s’attirer des problèmes. Elle savait qu’elle pouvait fuir dans pas mal de circonstances grâce à sa jambe. Mais pas trop l’envie de se montrer en spectacle et ne sachant pas si elle pourrait porter la jeune femme dans l’action, c’était risqué.
Elles se tapirent dans l’ombre, de noirs couvertes, pour ne pas se faire repérer. Le chaos se fit entendre un peu plus loin, détruisant, fracassant tout ce qu’ils trouvaient, tout ce qui bougait. Les filles distinguaient les abrutis de loin. Slown activa l’enregistrement en glissant ses fins doigts entre sa tempe et son oeil. Elle pouvait percevoir de plus près les imbéciles. Se ressemblant tous,
des piercings et des tatouages, des clous et du cuir. Le problème avec ces pourritures-là, c’est que le but de leurs actions n’est que pur plaisir. Voulant seulement semer le chaos et la terreur. Les motivations de ces individus ne sont pas intéressantes. À part un gros cassage de dents, ils ne méritent rien d’autre.


Astoria les lui présenta une fois le calme revenu. La panique s’était lue dans ses yeux. En même temps l’image que les augmentés laissé, n’était guère plaisante. Elle en était elle même une et maintenant, en voyant la réaction d”Astoria, elle eut peur de lui dire. On en était pas encore là.


Un vieil homme approcha, et la rousse lui tendit un objet, lui glissa une parole et en se tournant vers Slown lui lança:


“Allons-y, je t'expliquerai en route. Ne traînons pas ici.”


La journaliste connaissait le quartier. Un peu plus loin se trouvait un escalier, un raccourci pour accéder au plus vite à un air un petit peu plus potable. Il y avait eu beaucoup d’agitations dans cette virée aux sous-sols. Plus qu’à ses autres balades en tout cas. Ayant trouvé une potentielle alliée, la brune ne voulait pas s'emballer si vite, peut-être encore trop insouciante de la vie. Elle savait qu’avoir un bon fond dans ce monde était difficile.Chacun à ses propres démons, même si parfois ce sont les mêmes combats.




“Et ben, j’avais oublié l’agitation qui y régnait !"
Dit-elle enjouée qu’elles n’aient eu aucun problème. Son carré flottait sur ses épaules donnant du  mouvement dans sa chevelure noire.Elle remonta son cuir sur ses épaules.


“Alors comme ça, ces Psyk sont la terreur du coin?"



Curieuse de connaitre leurs motivations, l’idée qu’elle s’était faite d’eux n’était pas fondée et elle attendait l'explication d’Astoria pour valider son opinion.

Les lueurs de Piat apparurent. Les flashs et les néons régnaient sur toutes autres sources de lumière. Les bruits, les sifflements et l’agitation du quartier rassurèrent un tout petit peu Slown. Même si elle préféra emprunter un chemin un peu plus calme.Une ruelle dépourvue de gigantesques panneaux publicitaires, ou les discussions pouvaient rester dans l’ombre.


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Astoria V. Byrkova
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 (#Mar 19 Déc - 9:59
Mon coeur bat encore à un rythme que je ne sais définir. J'ai hâte d'arriver à la surface, échapper à ces démons pour en affronter d'autres que je ne connais pas. La vie là-haut m'est totalement inconnue. Si je suis montée quelque fois pour admirer le paysage, ce n'est que pour mieux rester terrer dans mon petit trou de souris par la suite. Je trouve que les panneaux lumineux, le bruit, la foule et tout le merdier humain qui grouille à l'étage, a quelque chose de traumatisant. Je ne suis pas habituée et je dois prendre sur moi à chaque fois que je monte. Sauf que cette fois-ci, c'est vital. Il faut que j'arrive à prendre contact avec une connaissance à Karl. Sans ça, notre plan risquerait d'être mis à mal.

Jetant des coups d'oeil furtifs derrière moi, je redoute que les horreurs ne reviennent. Je les connais et ils font des rondes... Ce n'est jamais rassurant lorsqu'ils sont ici. Slown en profite pour me questionner et quand je la regarde, j'ai l'impression qu'elle ne se rend pas compte à côté de quoi elle est passée, de quoi je l'ai épargné. On dirait qu'elle s'en fiche, qu'elle me demande qui ils sont comme si elle me disait bonjour avec un grand sourire. Est-elle originellement nonchalante ou le fait-elle exprès ? Je n'en sais rien. En tout les cas ma voix se fait très basse :

Les PsyK sont un groupe d'augmentés ratés. Enfin c'est ce qui se dit. Des expériences échouées, quelque chose mit au rebut. Ils ont formé une bande et leur but est de tout défoncer. Peu importe la classe sociale ou le milieu, leur joie et leur jouissance est dans le chaos et la destruction. S'ils pouvaient avoir été engendré par une entité mauvaise, je parierai là-dessus !

Nous arrivons à un escalier géant que nous arpentons un peu plus sereinement.

Quoi qu'il en soit, leurs Aug' ne sont pas foirées, au contraire. Chacun a une particularité que ce soit : force, vitesse, agileté... Et leur chef a une ouïe sur-développée. De là où on était, si nous chuchotions à peine, il nous aurait repéré très facilement. Généralement, c'est rare que nous ayons le temps de nous cacher et ils représentent un vrai danger. Quelque chose que nous n'arrivons pas à affronter, même par groupuscules. Nous ne sommes ni assez nombreux, ni assez compétents et nous déplorons toutes les pertes alors nous préférons éviter le conflit.

A force de monter, mon souffle se fit plus court et je ralentis légèrement l'ascencion en finissant ma phrase :

Une chose est sûre, rumeurs ou pas, nous avons déjà perdu des êtres chers à cause d'eux et nous ne préférons pas recommencer.

Ils sont LE véritable danger de la Basse-Ville. Bien sûr, il y a un tas d'électrons libres capables des pires atrocités mais eux, ce sont les pires. Leurs intentions sont viles, malsaines. Ils ne courent pas après l'argent ou quoi. A la limite ils récupèrent de la ferraille pour leurs engins... Tout au plus. Ce sont des barbares, vivant pour se battre, tuer, piller, violer, dans l'ordre qu'ils décident. Il n'est pas rare qu'un incendie soit déclenché par un de ces maniaques, une fois de temps en temps. Ce n'est pas assez d'être névrosé, il faut en plus être pyromane...

L'air chargé de Piatniskaïa me coupe le souffle un peu plus. Nous arrivons dans une ruelle sombre mais beaucoup moins morbide que celles d'en bas. A mes yeux, les petits chemins de traverses de Piat sont un boulevard par rapport à ce que je côtoie au quotidien...
Je prends plusieurs minutes pour reprendre mon souffle, malgré les nombreuses pauses que nous avons fait. En réalité je peux courir longtemps mais dès qu'il faut prendre de la hauteur, je suis en permanence à bout de souffle. Je me demande si je n'ai pas une maladie génétique...

En me redressant, j'inspire un grand coup et fait un signe de tête à Slown :

Désolée, je ne m'y ferai jamais.

Cette fois-ci, je la suis sur quelques mètres, avant d'arriver sous les grands panneaux lumineux et d'être plongée au milieu de cette masse grouillante. C'est le moment le plus dur, après que ce pallier est dépassé, tout va mieux. Tout en continuant de marcher je lui demande :

Tu dois aller quelque part en particulier ?

Il était évidemment hors de question que je l'emmène et la mêle à mes affaires, mais ça ne me dérangeait pas de l'accompagner quelque part pour ce soir.




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Slown Vulgha
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 (#Jeu 21 Déc - 17:44


Ruelle crasseuse de Piat.


L’enfer, la terreur, c’est tout ce qu’elle percevait dans son regard. Un mélange de mélancolie et de bouleversement envahit la jeune brune. Elle était consciente du danger, qu’elle ne pensait aussi important. En effet, peut-être que les temps ont évolué depuis, mais l’épouvante que présage ce groupe n’était pas le même auparavant. La rousse lui expliqua le danger qu’ils représentaient, d’une manière préventive, comme si les horreurs qui sans découler étaient inévitables.

Astoria avait l’air à bout de forces. C’est vrai que les premières fois où Slown était montée sur Piat, elle l’avait mal vécue. Le changement d’air, de contexte. On passe de puanteur à pollution, de ruelles sombres et étroites, à foule sans âme, envahissant les trottoirs des boulevards.Mais une fois habitude prise, c’était indéniablement le contraire qui se produisait.


“Prends ton temps, le changement est rude, je te l’accorde.”



Elle était partagée. Ne sachant que trop penser de cette fille. D’un côté elle lui faisait penser à elle, il y a quelques années, avec plus de maturité bien sûr, mais aussi plus de conviction dans ses propos. Slown avait l’espoir de lui montrer l’autre visage des démons de la basse ville. Celui qui  devait tenir les ficelles, tout aussi dangereux que les Spik, mais moins exhibitionniste. Sûrement en lien… En tout cas, il fallait qu’elle rentre chez elle pour pouvoir analyser les vidéos prisent. Des visages, des symboles, des attitudes… Tout indices étaient bons à prendre.

Les vieilles lumières, des néons de boîtes douteuses reflétaient sur le visage des filles. La nuit commençait à envahir les rues. La pénombre donnait une autre allure au quartier de Piat. Une atmosphère à la fois louche, perverse que fêtarde et distrayante. C’était animé, plus par des rires, des verres et des bouteilles qui claquent. Il y a beaucoup de cris aussi, de mecs bourrés, de femmes qui pleurent. Un vrai quartier populaire.
Astoria n’avait pas l’air à son aise remarqua la plus jeune.



“Ecoute, là maintenant j’ai beaucoup de taff avec ce qu’il vient de se passer. Je vais pouvoir tirer des informations je pense. Et… Si tu veux je pourrais t’en dire un peu plus si je trouve..
Mais moi aussi j’aurai des questions en contrepartie. “



Elle voulait proposer un deal avec la rousse. Pourquoi pas après tout ? Elle avait quoi à perdre ? Ce vieil appart miteux? Ce job tout aussi minable ? Et puis, Astoria avait l’air de confiance. Elle aurait très bien pu la laisser dans le piège des Spyk, mais elle l’avait sauvé.



“je t’en dois bien une pour tout à l’heure. Je connais un bar sympa au nord du quartier., dans la rue Pretkia. tu vois ?
Si tu veux on peut s’y retrouver demain, c’est un endroit sûr, tu n’as pas de crainte à avoir. Pour ce soir tu as un endroit ou te reposer ? On ne sait jamais, certes ici ce n’est pas la basse ville, mais la nuit il y a pas mal de raclures qui traînent, et crois-moi, c’est pas jojo. N’hésite pas si tu as besoin.”



Elle accompagna ses paroles d’un petit geste, qui déposa son numéro sur un bout de papier pour le glisser dans la poche de son acolyte.
Elle ne voulait pas effrayer Astoria et encore moins la froisser. Mais c’est vrai qu’elle ne savait pas y faire avec les gens. Souvent à parler avec un ton soit trop froid, soit trop moqueur, elle se donne des allures de meuf cynique, qui prend tout à la légère. Trop souvent à son désavantage. L’effet qu’elle avait fait à son ainée était un mystère, mais au fond elle s’en foutait, car le plus important c’était les avantages qu’elles pouvaient s’apporter mutuellement. Et peut-être pourrait elle devenir un peu plus aimable en sa compagnie.
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 (#Jeu 21 Déc - 17:44
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Astoria V. Byrkova
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Logement: Dans la rue
Corpulence: Rachitique
 (#Hier à 22:45
Sous les bons conseils de Slown, je prends un certain temps pour récupérer mon souffle. L'ascencsion est mortelle pour moi. Je n'arriverai jamais à me faire à ce changement de niveau, d'environnement, d'atmosphère... Même les gens sont trop différents de moi. Non pas que je dédaigne ce genre de pluralité, mais je préfère rester dans ma sphère connue avec mes endroits bien définis.

C'est bon, pas besoin de s'attarder...

Lorsque nous nous mettons en route pour au moins sortir de la ruelle légèrement crasseuse où les derniers débris de la Basse-Ville régnaient encore, je redécouvre le monde qui s'offre à moi. Le bruit, la pression, les visages... Cela me créé un semblant de stress imperceptible, vu que je transpire déjà quelque peu. Slown me sort de ma rêverie anxiogène en me faisant une proposition. Cette journée avait été riche en émotions autant pour elle que pour moi, et il est important qu'elle fasse un point. Cependant, nous pouvons nous revoir. Je me fais curieuse de tout cela et lui dit amicalement :

Bien sûr. Et puis pareil j'aurai des tuyaux à te donner. Je ne te promet rien mais si tes questions entrent dans mon champ de connaissance pourquoi pas.

Je ne me méfie pas vraiment d'une personne comme elle, car j'ai totalement l'impression d'avoir la situation en main. En effet, je maîtrise quelles informations je donne et quelles informations j'omet. C'est un peu mon petit quatre heure à moi...

Je trouverai, ne t'inquiète pas. Je te propose demain en début d'après-midi. Ta sollicitude me touche mais n'aie crainte, j'ai un pied à terre. Je ne sortais pas pour affronter la nuit à l'origne, j'avais à faire dans un district non loin. La nuit nous portera conseil et souhaite moi bonne chance, car j'avoue que dans ce dédale de rues, je n'ai pas l'habitude de m'y retrouver très facilement.

Au fond elle me fait un peu penser à une amie très chère. J'ai envie de la prendre dans mes bras mais évidemment, je reste immobile. Inutile de s'attarder en futilité et de laisser l'affect emprisonner cette situation nouvelle. Ainsi, je la laisse me donner son papier qu'elle a déchiré à la va vite, avant de la remercier et faire volte face. La nuit n'est pas tout à fait finie pour moi et je dois voir quelques connaissances pour mes propres intérêts. Malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de repenser à cette rencontre fortement originale. J'aborde peu de personne en temps normal et, de même, autant viennent me parler. Je n'aime pas réellement le contact humain mais je dois avouer que quelques fois, on en a juste besoin. Les gars de ma petite tribu commencent à me polluer l'oxygène et j'aime à sortir, voir ailleurs, de temps en temps. Mais ici j'avais un seul objectif.



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 (#Hier à 22:45
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