Top
Bottom



 
AccueilPortailRechercherS'enregistrerConnexion


 

 La grande réception [intrigue - OUVERT]

Aller à la page : Précédent  1, 2

avatar
Ethan
Date d'inscription : 31/10/2017
Messages : 28

Identité
Age: 24 Amb's
Logement: Viens de retourner chez mon vieux... youhoo...
Corpulence: Fine
 (#Mar 6 Fév - 14:37


Rien de ce que j’ai pu voir dans ma jeune vie, que ce soit en galas et en interminables dîners mondains des mes yeux d’enfant, ou plus tard en réunion de confréries et de sororités, n’aurait jamais vraiment pu me préparer à cette soirée. En effet, suivant l’endroit où l’on se trouve, il existe toujours des codes à respecter, une conduite à tenir, un cadre sur lequel se reposer afin de savoir quoi faire et comment gagner une attention positive.
Ce soir, ici, c’est purement et simplement le chaos.
Le caractère multiculturel de l’assemblée crée simplement un grand amalgame de castes, de tenues et avant tout de savoir vivre - ou plus exactement dans le cas présent, de savoir-être - en société. Autant sur le papier il peut être intéressant, beau, voir idyllique de briser les codes de cette même société, et d’en abattre les murs ; autant, lorsque l’on est face à cette utopie, l’on comprend aisément pour quoi cela est, et restera, quelque chose d’impossible à grande échelle.
Et c’est tant mieux je dirai.
Ces gens n’ont aucun respect pour les autres, que ce soit les petits qui bafouent ouvertement les us de la haute - certes peut-être par négligence me direz-vous, ou manque d’éducation - ou que ce soit les grands de ce monde qui s’évertuent à rester entre eux et ne pas s’approcher, ne serait-ce que frôler, leurs discordants voisins dans cet univers délicat, comme muent par la peur d’une éventuelle contagion. Tentant de les humilier via l’indifférence, le mépris et le manque même de considération. Dans les pires cas, simplement par des remontrances, des insultes ou de pseudo menaces à peine dissimulées derrière le masque de la bienséance, ou au travers du voile de leur littérature.
Je ne suis pas stupéfait d’avoir ce dégoût prononcé pour ceux que je devrai considérer comme des pairs.
Des imbéciles qui ne comprennent en rien ce que le mot supériorité signifie réellement.

Loin de moi l’idée de vouloir, ou devoir, considérer et traiter tout le monde avec bienveillance.
Non, simplement qui peut réellement se croire au-dessus des autres s’il n’est pas capable d’au moins sauver les apparences ? S’il n’est qu’incapable de susciter le respect ou l’admiration des plus faibles ? D’éveiller la curiosité ou la crainte chez les plus forts ?
Qu’ils soient de grandes naissances ou de faibles lignées, riches ou pauvres, ils ne sont tous que de simples animaux ce soir.

Tous de vulgaires bêtes.

Voilà ce qui fait mes pensées depuis quelques minutes. Depuis que je discutais avec cette femme plutôt commune, bien que tout à fait charmante. Depuis qu’une horde bigarrée de danseurs virent m’enlever à notre discussion sans que je ne puisse faire un geste, dire un mot. Le temps de me retourner et je l’avais déjà perdu de vue dans cette masse de nigauds. Aura-t-elle réussi à se sauver ?

Je hèle le premier serveur que je croise, ayant réussi à me rapprocher du bar, un des seuls endroits encore épargnés dans la place.
Mon troisième Martini de la soirée, leurs effets ne se font pourtant pas encore ressentir.
La seule et unique chose qui m’accapare l’esprit actuellement, c’est de savoir comment la soirée va évoluer. Elle doit avoir un but à organiser un événement comme celui-ci, mais je me demande encore à quoi tout cela rime… Et je ne suis apparemment pas le seul dans ce cas.

À côté de moi, un jeune homme d’à peine quelques années de plus, en apparence du moins, explicite d’une voix neutre ce que je traduis comme de l’étonnement face à la frivolité de ce début de soirée. S’attendait-il, lui aussi, à autre chose de la part de notre ministre de l’intérieur pourtant si ferme, oserait-on dire violente, ses derniers temps ?

« Pour ma part, je reste persuadé que tout ceci n’est qu’un écran de fumée. La soirée a un but détourné. Tout comme la première mascarade, d’il y a quelques semaines, en avait un. Et ma seule préoccupation, c’est de ne pas trop perdre de vue les issues de secours, pour éviter d’en subir a nouveau les répercutions. »

Dis-je en touchant machinalement ce bras en écharpe qui me lance.

Tout en tournant la tête, afin d’observer ce que pourrait être sa réaction ou sa réponse, je sors un tube d’antidouleurs de ma veste et en avale deux avec ce qui restait de mon breuvage.

Je m’ennuie et j’ai peut-être aussi envie, à mon tour, de divertir mon esprit.
Ce type à l’air fatigué fera l’affaire.


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Jasper Kovachev
Administrateur
Date d'inscription : 31/08/2017
Messages : 115

Identité
Age: 28 ans
Logement: T2 à la caserne
Corpulence: Moyenne
 (#Jeu 8 Fév - 9:57
Plus je regardais la foule, moins j'étais attirée par elle. En réalité cela commençait même à m'exaspérer. Je voyais les vigiles, mais aucune ministre. Cette soirée était en son honneur... Que faisait-elle donc ? A mes yeux, cette absence notable n'était pas bon signe et le jeune homme à côté de moi, à qui j'osai dire quelques paroles, me le fit bien comprendre.

« Il était un temps où les choses étaient moins... Superficielles. Plus ennuyeuses, mais moins dangereuses. »

Enfin ça, c'était ce que je pensais, qu'en était-il vraiment en fait ? Mes jeunes yeux de policier tout juste sortit de l'école, avaient réellement vu une situation considérée comme meilleure ? Aucune idée, mais pourtant, j'en étais persuadé. Mes jeunes yeux de novice appréhendaient le monde d'une manière qui, à aujourd'hui, me serait totalement aberrante tant elle serait dénuée de bon sens. A dire vrai, je comprenais mieux pourquoi mes anciens supérieurs riaient légèrement de moi ou se moquaient gentiment : j'étais un nouveau-né dans le métier, et je n'avais ma place nulle part ailleurs que dans quelques bureaux du commissariat. Pourtant, j'avais des envie de terrain, de fougue et d'aventure... Mais ça, ce n'est pas arrivé de suite.

Le type d'à côté n'avait pas l'air bien. Son bras devait le faire souffrir et vu son venin précédemment craché, il avait été une des victimes de l'émeute de la grande manifestation en l'hommage du mari de madame Volker. Lorsque nous faisions les frais d'une vengeance qui n'était pas la notre, je pouvais comprendre ô combien cela attisait la haine. Je ne pouvais pas en vouloir à ce pauvre ère, il n'avait pas le recul nécessaire et à sa place, je ne l'aurai certainement pas non plus. Ce qui m'animait n'était pas de savoir qui était blessé mais pourquoi. Lui parmi tant d'autres, n'étaient que des dommages collatéraux, hélas. J'en fus un aussi à certaines époques ! Une côte fêlée, une arcade sourcilière défoncée, une pommette cassée... Mais je ne me plaignais pas car c'était le lot de mon métier.

Faisant tourner le fond d'alcool dans mon verre assez bas, je rajoutai en soupirant :

« Volker n'en fini pas de ses frasques. Vous avez bien raison de penser à votre sécurité car j'ai bien l'impression qu'ici, personne ne pensera à la notre lorsqu'un danger sera imminent. Bien que, évidemment, je ne l'espère pas, car un énième coup d'éclat n'avantagerait pas d'avantage notre chère ministre. Son mari est mort, qu'on le laisse en paix. »

Je pensais dur comme fer que les défunts devaient rester là où ils étaient. Ne pas se servir d'eux, ni de leur mémoire, pour mener ses propres combats. A mes yeux, c'était stupide. Pourquoi ? Car ils ne verraient jamais l'échec ou la victoire et, en plus de tout ça, ils n'étaient peut-être même pas si engagé dedans. Son mari était connu pour être un politicien assez talentueux, pas pour guerroyer contre la petite maille de la Basse-Ville. Mais ça... Je supposais que ça ne me regardais pas.

« Et avant que nos routes ne se séparent à nouveau, par un mouvement de foule ou quelque chose de plus gros : je m'appelle Jasper Kovachev, ravis de vous rencontrer monsieur... ? »

Au lieu de noyer ses pensées dans de l'alcool mal raffiné, mieux valait taper la discute. Au moins, ça rendait moins saoul.



Revenir en haut Aller en bas

avatar
Ethan
Date d'inscription : 31/10/2017
Messages : 28

Identité
Age: 24 Amb's
Logement: Viens de retourner chez mon vieux... youhoo...
Corpulence: Fine
 (#Dim 11 Fév - 23:18


À première vue, je ne suis pas le seul qui ait l'air de s'ennuyer ici. Bien que ce jeune homme soit plutôt attentif à ce qu'il se passe, je ne sais pas vraiment s'il fait partie de cette masse aveugle ou si au contraire il reste juste politiquement correct… Je décidais alors de prendre un ton faussement, et légèrement, détaché comme pour énoncer un fait réel d’une voix souple et légère :

« Intéressant… Donc, selon vous, ce ne serait qu’une pauvre femme qui, ravagée par la perte de son cher et tendre époux, se jetterait à corps perdu dans une croisade idéaliste et totalement désintéressée… Puis qui, après avoir tant fait parler d’elle et de s’être affichée comme LA femme à abattre dans Moscou, proposerai avec une infinie gentillesse au bas peuple de cette ville – bas peuple qu’elle aime tant d’ailleurs, comme le prouve ses récents actes – de participer à une grande farandole afin que tout le monde célèbre ensemble la joie et la beauté d’être en vie, au bras d’un aléatoire neveu, ou cousin je ne sais plus... »

Je tourne mes yeux vers les balcons puis fit un geste du menton dans leur direction afin d’attester, pour l’exemple, l’absence de la Première ministre ; avant de reprendre :

« J’aimerais certes y croire, mais quitte à ce que vous me taxiez de paranoïaque, je préfère suivre la logique de ce monde qui est tout sauf idyllique et observer d’ici que même celle qui devrait penser de la sorte ne le fait pas. La publicité, bonne ou mauvaise, est du pain béni dans son cas. Et croyez-moi, mais rien ne pourrait plus booster sa carrière politique, en ce moment, qu’une seconde vraie-fausse tentative d’assassinat à son encontre... »

Je pose mon avec délicatesse mon verre et me retourne alors vers lui. Sourcil arqué, menton légèrement relevé, je le regarde de manière malicieuse pendant un court moment. Puis secouant la tête comme pour m’éclaircir les idées, je lui tends ma main valide :

« Pardonnez-moi, mais il me semble que ce soir, je ne sois un soupçon trop acide, ou aigri dans mes mots. Ah moins que ce ne soit ce troisième verre qui fasse son office. Il serait bon que je m’inspire quelque peu de votre optimisme mon cher, cela ne pourrait en aucun cas me desservir !
Ethan ! Ethan F. Romanov !
Enchanté de faire votre accointance, monsieur Kovachev. »


Je reprends lentement place face au reste de cette salle bondée, devenue une piste à part entière, esquissant sans m’en rendre compte un léger sourire.
Je fais une fois de plus le rapport, sans le vouloir, avec ce maudit rêve qui sans cesse revient.
Et c’est distraitement, que je m’adresse à mon comparse cette fois-ci :

« Petit exercice pour les méninges... Si vous deviez frapper un grand coup ce soir, de quelle manière vous y prendriez-vous ? »

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Gouvernement
Fondateur
Date d'inscription : 14/02/2017
Messages : 181
 (#Lun 12 Fév - 9:31


Le grand bal
Ambriel 1201 E6 Q1 D3


Tout était en place. Le spectacle, les activités, les danseurs... Personne n'aurait cru que les foules se mélangeraient si bien. C'était même assez surprenant de voir certains genres de personnes discuter ensemble. Boris ne quittait pas la réception des yeux. Ses implants affinaient sa vue, ce qui lui permettait de distinguer chaque petit détails. D'un ordre vocal, comme pour lui-même, il cibla certaines personnes, qui restèrent en surbrillance dans son champs de vision. C'était des menaces potentielles à éliminer.
Irina Volkar avait parlé de "cibles" les voilà donc.

Pendant l'activité des rubans, des amitiés se lièrent et se délièrent. La foule continuait de bouger au gré des mouvements globaux, avant de se stabiliser. Sur la scène, la ministre fit son apparition dans un jeu de lumières assez exceptionnel, avant de se fondre dans la masse, son ruban en main. Est-ce que si quelqu'un capturait le trophée, il aurait accès à un prix supplémentaire ? Personne ne le savait car c'était, maligne, qu'elle se glissa parmi les quidams pour jouer le jeu. Certains ne tardèrent pas à converger vers un seul et même point : le sien. Elle était si accessible que ce serait dommage de rater cette occasion.
Boris ne la quittait pas des yeux, observant chacun de ses mouvements. Alors qu'elle riait avec une connaissance, avant de se faire aborder par un homme un peu plus prestant, un coup de feu retentit. Et encore un.

Il y eu un temps de latence et le déjà-vu de la manifestation revint en mémoire de tout le monde. En plus de ça, le rêve de sang se supperposa à ces images déjà critique. Les plus proches auraient pu voir d'où cela partait et où c'était arrivé : dans l'épaule d'Irina et le bras de Boris qui était juste à côté d'elle. Seulement, le colosse ne se laissa pas surprendre comme la ministre. Malgré la douleur et la foule qui se mit à paniquer en criant, serviteurs compris, il emporta Volker en la protégeant. Le masque de cette dernière tomba à terre, se brisant immédiatement. Le garde du corps fendit la cohue vers une porte de derrière, tenant alors dans ses bras la femme, qui ne touchait pied à terre « Boris ! Vous ne m'aviez pas dit que cela faisait aussi mal ! » - « C'est parce que je ne sens plus rien, Madame. »
Personne ne les entendit.

La musique qui s'était arrêtée rendait l'ambiance quelque peu lourde. La sécurité, sur ordre du grand chef, avait bloqué les issues et s'était empressée de se jeter sur les cibles que Boris leur avait communiqué. Des convives qui ne payaient pas de mine, certains assis sur des bancs au moment des faits, mais bizarrement tous de la caste des indigents. Une vingtaine fut arrêtés et reclus dans une pièce gardée par deux colosses. Alors que les invités cognaient contre les portes, hystériques face aux coups de feu mortels, Irina sortit par derrière.
Sur ces entre faits, il ne fallut pas plus de cinq minutes à la police pour arriver et juguler le flux des victimes ou suspects potentiels. Directement dépêchés par Volker, ils étaient en nombre et encerclaient le bâtiment, contrôlant les issues. Pour le moment, personne ne pouvait sortir de là. Affolée, un homme occupant une place importante dans une grande société, demanda sous la panique « Laissez nous sortir ! Que comptez-vous faire de nous ? Nous ne sommes que des civils... » - « Nous devons recensé tout le monde monsieur. N'ayez aucune inquiétude, l'assassin a été appréhendé. »

En réalité, c'était l'enfer.


Déroulement du RP
Explications


L'intrigue a vraiment avancée (car en fait je ne la fais qu'en 4 posts) mais vous, vous postez à votre rythme. C'est à dire que si vous mettez deux posts à faire la transition vers l'intrigue de ce message, il n'y a pas de soucis.
En tout cas, Volker s'est encore faite tirée dessus mais cette fois-ci un groupe de terroristes présumés a été appréhendé et placé dans une pièce annexe à la salle de bal (Case, tu peux agir à ce moment sans soucis vu que tu es l'employé de Boris et que tu reçois des ordres précis ^^). Personne ne sait qui est le potentiel assassin ni s'il est parmi vous encore. Dans ces suspects encagés il y a quasi tous les invités de la classe indigente (Astoria désolé xD). Vous ne savez pas ce qu'on vous réserve ni si vous allez rester là longtemps. Egalement, vous ne voyez pas la police arriver.

Pour les autres, les issues ont été bloquées et sont gardées par des agents de police qui attendent de recevoir des ordres avant de vous faire sortir. Des agents passent à travers la foule. Jasper tu peux revêtir ta casquette de policier et même croiser des collègues héhé !
C'est la panique comme vous le comprenez donc mettez vous dans un "coin sûr" pour pas vous faire piétiner par la foule en délire.  

Je posterai le dernier message le 25 février. Je met une date limite courte car l'intrigue va avancer plus vite ici ^^

Si vous avez des questions : MP Jasper.

Bon RP o/

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
 (#
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Antinomia :: Moscou :: Tverskoï-