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 La grande réception [intrigue - OUVERT]

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Ethan
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 (#Mar 6 Fév - 14:37


Rien de ce que j’ai pu voir dans ma jeune vie, que ce soit en galas et en interminables dîners mondains des mes yeux d’enfant, ou plus tard en réunion de confréries et de sororités, n’aurait jamais vraiment pu me préparer à cette soirée. En effet, suivant l’endroit où l’on se trouve, il existe toujours des codes à respecter, une conduite à tenir, un cadre sur lequel se reposer afin de savoir quoi faire et comment gagner une attention positive.
Ce soir, ici, c’est purement et simplement le chaos.
Le caractère multiculturel de l’assemblée crée simplement un grand amalgame de castes, de tenues et avant tout de savoir vivre - ou plus exactement dans le cas présent, de savoir-être - en société. Autant sur le papier il peut être intéressant, beau, voir idyllique de briser les codes de cette même société, et d’en abattre les murs ; autant, lorsque l’on est face à cette utopie, l’on comprend aisément pour quoi cela est, et restera, quelque chose d’impossible à grande échelle.
Et c’est tant mieux je dirai.
Ces gens n’ont aucun respect pour les autres, que ce soit les petits qui bafouent ouvertement les us de la haute - certes peut-être par négligence me direz-vous, ou manque d’éducation - ou que ce soit les grands de ce monde qui s’évertuent à rester entre eux et ne pas s’approcher, ne serait-ce que frôler, leurs discordants voisins dans cet univers délicat, comme muent par la peur d’une éventuelle contagion. Tentant de les humilier via l’indifférence, le mépris et le manque même de considération. Dans les pires cas, simplement par des remontrances, des insultes ou de pseudo menaces à peine dissimulées derrière le masque de la bienséance, ou au travers du voile de leur littérature.
Je ne suis pas stupéfait d’avoir ce dégoût prononcé pour ceux que je devrai considérer comme des pairs.
Des imbéciles qui ne comprennent en rien ce que le mot supériorité signifie réellement.

Loin de moi l’idée de vouloir, ou devoir, considérer et traiter tout le monde avec bienveillance.
Non, simplement qui peut réellement se croire au-dessus des autres s’il n’est pas capable d’au moins sauver les apparences ? S’il n’est qu’incapable de susciter le respect ou l’admiration des plus faibles ? D’éveiller la curiosité ou la crainte chez les plus forts ?
Qu’ils soient de grandes naissances ou de faibles lignées, riches ou pauvres, ils ne sont tous que de simples animaux ce soir.

Tous de vulgaires bêtes.

Voilà ce qui fait mes pensées depuis quelques minutes. Depuis que je discutais avec cette femme plutôt commune, bien que tout à fait charmante. Depuis qu’une horde bigarrée de danseurs virent m’enlever à notre discussion sans que je ne puisse faire un geste, dire un mot. Le temps de me retourner et je l’avais déjà perdu de vue dans cette masse de nigauds. Aura-t-elle réussi à se sauver ?

Je hèle le premier serveur que je croise, ayant réussi à me rapprocher du bar, un des seuls endroits encore épargnés dans la place.
Mon troisième Martini de la soirée, leurs effets ne se font pourtant pas encore ressentir.
La seule et unique chose qui m’accapare l’esprit actuellement, c’est de savoir comment la soirée va évoluer. Elle doit avoir un but à organiser un événement comme celui-ci, mais je me demande encore à quoi tout cela rime… Et je ne suis apparemment pas le seul dans ce cas.

À côté de moi, un jeune homme d’à peine quelques années de plus, en apparence du moins, explicite d’une voix neutre ce que je traduis comme de l’étonnement face à la frivolité de ce début de soirée. S’attendait-il, lui aussi, à autre chose de la part de notre ministre de l’intérieur pourtant si ferme, oserait-on dire violente, ses derniers temps ?

« Pour ma part, je reste persuadé que tout ceci n’est qu’un écran de fumée. La soirée a un but détourné. Tout comme la première mascarade, d’il y a quelques semaines, en avait un. Et ma seule préoccupation, c’est de ne pas trop perdre de vue les issues de secours, pour éviter d’en subir a nouveau les répercutions. »

Dis-je en touchant machinalement ce bras en écharpe qui me lance.

Tout en tournant la tête, afin d’observer ce que pourrait être sa réaction ou sa réponse, je sors un tube d’antidouleurs de ma veste et en avale deux avec ce qui restait de mon breuvage.

Je m’ennuie et j’ai peut-être aussi envie, à mon tour, de divertir mon esprit.
Ce type à l’air fatigué fera l’affaire.


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Jasper Kovachev
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 (#Jeu 8 Fév - 9:57
Plus je regardais la foule, moins j'étais attirée par elle. En réalité cela commençait même à m'exaspérer. Je voyais les vigiles, mais aucune ministre. Cette soirée était en son honneur... Que faisait-elle donc ? A mes yeux, cette absence notable n'était pas bon signe et le jeune homme à côté de moi, à qui j'osai dire quelques paroles, me le fit bien comprendre.

« Il était un temps où les choses étaient moins... Superficielles. Plus ennuyeuses, mais moins dangereuses. »

Enfin ça, c'était ce que je pensais, qu'en était-il vraiment en fait ? Mes jeunes yeux de policier tout juste sortit de l'école, avaient réellement vu une situation considérée comme meilleure ? Aucune idée, mais pourtant, j'en étais persuadé. Mes jeunes yeux de novice appréhendaient le monde d'une manière qui, à aujourd'hui, me serait totalement aberrante tant elle serait dénuée de bon sens. A dire vrai, je comprenais mieux pourquoi mes anciens supérieurs riaient légèrement de moi ou se moquaient gentiment : j'étais un nouveau-né dans le métier, et je n'avais ma place nulle part ailleurs que dans quelques bureaux du commissariat. Pourtant, j'avais des envie de terrain, de fougue et d'aventure... Mais ça, ce n'est pas arrivé de suite.

Le type d'à côté n'avait pas l'air bien. Son bras devait le faire souffrir et vu son venin précédemment craché, il avait été une des victimes de l'émeute de la grande manifestation en l'hommage du mari de madame Volker. Lorsque nous faisions les frais d'une vengeance qui n'était pas la notre, je pouvais comprendre ô combien cela attisait la haine. Je ne pouvais pas en vouloir à ce pauvre ère, il n'avait pas le recul nécessaire et à sa place, je ne l'aurai certainement pas non plus. Ce qui m'animait n'était pas de savoir qui était blessé mais pourquoi. Lui parmi tant d'autres, n'étaient que des dommages collatéraux, hélas. J'en fus un aussi à certaines époques ! Une côte fêlée, une arcade sourcilière défoncée, une pommette cassée... Mais je ne me plaignais pas car c'était le lot de mon métier.

Faisant tourner le fond d'alcool dans mon verre assez bas, je rajoutai en soupirant :

« Volker n'en fini pas de ses frasques. Vous avez bien raison de penser à votre sécurité car j'ai bien l'impression qu'ici, personne ne pensera à la notre lorsqu'un danger sera imminent. Bien que, évidemment, je ne l'espère pas, car un énième coup d'éclat n'avantagerait pas d'avantage notre chère ministre. Son mari est mort, qu'on le laisse en paix. »

Je pensais dur comme fer que les défunts devaient rester là où ils étaient. Ne pas se servir d'eux, ni de leur mémoire, pour mener ses propres combats. A mes yeux, c'était stupide. Pourquoi ? Car ils ne verraient jamais l'échec ou la victoire et, en plus de tout ça, ils n'étaient peut-être même pas si engagé dedans. Son mari était connu pour être un politicien assez talentueux, pas pour guerroyer contre la petite maille de la Basse-Ville. Mais ça... Je supposais que ça ne me regardais pas.

« Et avant que nos routes ne se séparent à nouveau, par un mouvement de foule ou quelque chose de plus gros : je m'appelle Jasper Kovachev, ravis de vous rencontrer monsieur... ? »

Au lieu de noyer ses pensées dans de l'alcool mal raffiné, mieux valait taper la discute. Au moins, ça rendait moins saoul.



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Ethan
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 (#Dim 11 Fév - 23:18


À première vue, je ne suis pas le seul qui ait l'air de s'ennuyer ici. Bien que ce jeune homme soit plutôt attentif à ce qu'il se passe, je ne sais pas vraiment s'il fait partie de cette masse aveugle ou si au contraire il reste juste politiquement correct… Je décidais alors de prendre un ton faussement, et légèrement, détaché comme pour énoncer un fait réel d’une voix souple et légère :

« Intéressant… Donc, selon vous, ce ne serait qu’une pauvre femme qui, ravagée par la perte de son cher et tendre époux, se jetterait à corps perdu dans une croisade idéaliste et totalement désintéressée… Puis qui, après avoir tant fait parler d’elle et de s’être affichée comme LA femme à abattre dans Moscou, proposerai avec une infinie gentillesse au bas peuple de cette ville – bas peuple qu’elle aime tant d’ailleurs, comme le prouve ses récents actes – de participer à une grande farandole afin que tout le monde célèbre ensemble la joie et la beauté d’être en vie, au bras d’un aléatoire neveu, ou cousin je ne sais plus... »

Je tourne mes yeux vers les balcons puis fit un geste du menton dans leur direction afin d’attester, pour l’exemple, l’absence de la Première ministre ; avant de reprendre :

« J’aimerais certes y croire, mais quitte à ce que vous me taxiez de paranoïaque, je préfère suivre la logique de ce monde qui est tout sauf idyllique et observer d’ici que même celle qui devrait penser de la sorte ne le fait pas. La publicité, bonne ou mauvaise, est du pain béni dans son cas. Et croyez-moi, mais rien ne pourrait plus booster sa carrière politique, en ce moment, qu’une seconde vraie-fausse tentative d’assassinat à son encontre... »

Je pose avec délicatesse mon verre et me retourne alors vers lui. Sourcil arqué, menton légèrement relevé, je le regarde de manière malicieuse pendant un court moment. Puis secouant la tête comme pour m’éclaircir les idées, je lui tends ma main valide :

« Pardonnez-moi, mais il me semble que ce soir, je ne sois un soupçon trop acide, ou aigri dans mes mots. Ah moins que ce ne soit ce troisième verre qui fasse son office. Il serait bon que je m’inspire quelque peu de votre optimisme mon cher, cela ne pourrait en aucun cas me desservir !
Ethan ! Ethan F. Romanov !
Enchanté de faire votre rencontre, monsieur Kovachev. »


Je reprends lentement place face au reste de cette salle bondée, devenue une piste à part entière, esquissant sans m’en rendre compte un léger sourire.
Je fais une fois de plus le rapport, sans le vouloir, avec ce maudit rêve qui sans cesse revient.
Et c’est distraitement, que je m’adresse à mon comparse cette fois-ci :

« Petit exercice pour les méninges... Si vous deviez frapper un grand coup ce soir, de quelle manière vous y prendriez-vous ? »

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 (#Lun 12 Fév - 9:31


Le grand bal
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Tout était en place. Le spectacle, les activités, les danseurs... Personne n'aurait cru que les foules se mélangeraient si bien. C'était même assez surprenant de voir certains genres de personnes discuter ensemble. Boris ne quittait pas la réception des yeux. Ses implants affinaient sa vue, ce qui lui permettait de distinguer chaque petit détails. D'un ordre vocal, comme pour lui-même, il cibla certaines personnes, qui restèrent en surbrillance dans son champs de vision. C'était des menaces potentielles à éliminer.
Irina Volkar avait parlé de "cibles" les voilà donc.

Pendant l'activité des rubans, des amitiés se lièrent et se délièrent. La foule continuait de bouger au gré des mouvements globaux, avant de se stabiliser. Sur la scène, la ministre fit son apparition dans un jeu de lumières assez exceptionnel, avant de se fondre dans la masse, son ruban en main. Est-ce que si quelqu'un capturait le trophée, il aurait accès à un prix supplémentaire ? Personne ne le savait car c'était, maligne, qu'elle se glissa parmi les quidams pour jouer le jeu. Certains ne tardèrent pas à converger vers un seul et même point : le sien. Elle était si accessible que ce serait dommage de rater cette occasion.
Boris ne la quittait pas des yeux, observant chacun de ses mouvements. Alors qu'elle riait avec une connaissance, avant de se faire aborder par un homme un peu plus prestant, un coup de feu retentit. Et encore un.

Il y eu un temps de latence et le déjà-vu de la manifestation revint en mémoire de tout le monde. En plus de ça, le rêve de sang se supperposa à ces images déjà critique. Les plus proches auraient pu voir d'où cela partait et où c'était arrivé : dans l'épaule d'Irina et le bras de Boris qui était juste à côté d'elle. Seulement, le colosse ne se laissa pas surprendre comme la ministre. Malgré la douleur et la foule qui se mit à paniquer en criant, serviteurs compris, il emporta Volker en la protégeant. Le masque de cette dernière tomba à terre, se brisant immédiatement. Le garde du corps fendit la cohue vers une porte de derrière, tenant alors dans ses bras la femme, qui ne touchait pied à terre « Boris ! Vous ne m'aviez pas dit que cela faisait aussi mal ! » - « C'est parce que je ne sens plus rien, Madame. »
Personne ne les entendit.

La musique qui s'était arrêtée rendait l'ambiance quelque peu lourde. La sécurité, sur ordre du grand chef, avait bloqué les issues et s'était empressée de se jeter sur les cibles que Boris leur avait communiqué. Des convives qui ne payaient pas de mine, certains assis sur des bancs au moment des faits, mais bizarrement tous de la caste des indigents. Une vingtaine fut arrêtés et reclus dans une pièce gardée par deux colosses. Alors que les invités cognaient contre les portes, hystériques face aux coups de feu mortels, Irina sortit par derrière.
Sur ces entre faits, il ne fallut pas plus de cinq minutes à la police pour arriver et juguler le flux des victimes ou suspects potentiels. Directement dépêchés par Volker, ils étaient en nombre et encerclaient le bâtiment, contrôlant les issues. Pour le moment, personne ne pouvait sortir de là. Affolée, un homme occupant une place importante dans une grande société, demanda sous la panique « Laissez nous sortir ! Que comptez-vous faire de nous ? Nous ne sommes que des civils... » - « Nous devons recensé tout le monde monsieur. N'ayez aucune inquiétude, l'assassin a été appréhendé. »

En réalité, c'était l'enfer.


Déroulement du RP
Explications


L'intrigue a vraiment avancée (car en fait je ne la fais qu'en 4 posts) mais vous, vous postez à votre rythme. C'est à dire que si vous mettez deux posts à faire la transition vers l'intrigue de ce message, il n'y a pas de soucis.
En tout cas, Volker s'est encore faite tirée dessus mais cette fois-ci un groupe de terroristes présumés a été appréhendé et placé dans une pièce annexe à la salle de bal (Case, tu peux agir à ce moment sans soucis vu que tu es l'employé de Boris et que tu reçois des ordres précis ^^). Personne ne sait qui est le potentiel assassin ni s'il est parmi vous encore. Dans ces suspects encagés il y a quasi tous les invités de la classe indigente (Astoria désolé xD). Vous ne savez pas ce qu'on vous réserve ni si vous allez rester là longtemps. Egalement, vous ne voyez pas la police arriver.

Pour les autres, les issues ont été bloquées et sont gardées par des agents de police qui attendent de recevoir des ordres avant de vous faire sortir. Des agents passent à travers la foule. Jasper tu peux revêtir ta casquette de policier et même croiser des collègues héhé !
C'est la panique comme vous le comprenez donc mettez vous dans un "coin sûr" pour pas vous faire piétiner par la foule en délire.  

Je posterai le dernier message le 25 février. Je met une date limite courte car l'intrigue va avancer plus vite ici ^^

Si vous avez des questions : MP Jasper.

Bon RP o/

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Jasper Kovachev
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 (#Dim 25 Fév - 11:39
« Une pauvre femme ? » Je ne pu retenir un rire cependant discret. Il n'avait rien compris « A ce que je sache je n'ai jamais dit pareils mots. Interpréter autant les paroles des autres est un acte risqué. Attention sur qui vous tombez... » Mon sourire n'avait pas quitté mon visage, déjà légèrement embrumé par l'alcool. Cet homme était un réac' et j'encourageais ça. Il en fallait des personnes, des citoyens qui ne se laissaient pas malmenés si facilement « Mais j'admire votre verbe. Elle a l'avantage de savoir se place dans une conversation. » J'étais bien content de cette discussion. Romanov bousculait les idées, c'était ce qu'il fallait à cette farandole.

Ethan devait être abusé par l'alcool ou un autre élément que je ne saurai qualifié. L'homme parlait sans cesse, interprétant à tour de bras des mots que je ne prononçais pas ainsi qu'une attitude que je n'avais pas. Je n'étais pas optimiste, loin de là, et tout ce que j'ai dis ne le laissait certainement pas penser. Je l'avais prévenu que son discours était pertinent au sujet de sa propre sécurité car au contraire, personne ne pensera à la sienne, à la notre, quand le moment d'un danger viendra. Mais les relents doux des liqueurs faisaient leur office chez tout le monde semblerait-il...

Je décidais d'ignorer cela et de me concentrer sur son identité uniquement « Enchanté monsieur Romanov. Je... » Un flash me vint en tête. Le rêve se superposa à la scène devant moi et je fus prit d'un léger vertige qui me coupa littéralement la parole. Campé sur mes deux jambes, je fini par me ressaisir « Excusez-moi, j'ai tendance à très mal dormir ces derniers temps et cela me créé quelques vertiges, quand ce ne sont pas des migraines. La condition humaine peut être parfois... Pitoyable finalement mais bon. » Je me concentrai alors sur la demande qu'il formula avant que je n'eu ce moment de faiblesse. J'avais vu madame Volker descendre dans la foule pour danser et serrer des mains et ce que je voulu dire me revint assez facilement « Frapper un grand coup ? Je ne sais pas... Peut-être par la main d'un fanatique ? Vous savez aujourd'hui tout... » Un grand bruit retentit, puis un autre. Je reconnu des coups de feu. Immédiatement je me baissai et lançai le même ordre à Ethan « Mettez vous à l'abris ! » Je m'élançai dans le cohue, vers l'endroit d'où le bruit venait. Volker avait été touché et était en ce moment même en train d'être rapatriée vers un endroit sûr. Sortant mon arme et mon badge de flic je criais à tout va des directives à qui les entendait. Seulement, il n'y avait pas l'air d'y avoir grand monde de mon milieu et je ne captai le regard d'aucun collègue -du moins pour le moment-.

Après cinq minutes de lutte endiablée, c'était avec dépit que je constatai que les gens étaient trop dissipés pour pouvoir mener correctement mon enquête. Une fois de plus il s'est servit de sa longueur d'avance pour frapper un grand coup. Quel fils de chien ! J'étais ici pour justement le pister et... Je n'aurai jamais du boire ni parler... C'était de ma faute ! J'espérai que personne ne soit blesser dorénavant. Un type comme lui avait très certainement prévu un plan B pour s'esquiver.
Rangeant mon arme, je rejoins avec hâte les portes de sorties où des policiers en uniforme attendaient. Ils retenaient la foule hystérique « Monsieur ! Monsieur attendez vous ne pouvez... » Je levais mon badge sous le nez du bleu « Bien, je... », « Où est l'inspecteur ? », « Il est en route monsieur Kovachev. » Génial.



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Ethan
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 (#Dim 25 Fév - 17:40


J’écoute mon interlocuteur avec attention et le regarde parler d’un œil faussement critique, cependant, je ne peux m’empêcher bien longtemps de céder cet aspect dubitatif contre un petit rire clair, mais délicat. Je ne cherchais qu’à le bousculer un peu, mais cet homme ne se laissait pas prendre à mon jeu. Avait-il compris ? Où était-il simplement doté d’une bonne dose de patience à l’égard des gens ? Je ne le saurais dire réellement. Cependant, la discussion est fort agréable pour le moment et a la vertu de ne pas me laisser regarder ma montre – ce qui peut-être rare en société. Jasper est bien agréable à regarder comme à écouter, et je me surprends à ne plus faire attention à ce qu’il se passe autour de moi. Les cachets et l’alcool aidant, je ne ressens presque plus mon épaule non plus. Alors je ne suis pas serein non plus, mais au moins je ne me concentre pas uniquement sur les mauvaises choses qui auraient pu se dérouler ce soir.

« Ne vous inquiétez pas, je passe moi-même des nuits courtes depuis un mois, je comprends. »

Puis venant de nulle part, une sensation désagréable surprend mes sens, et ces derniers me hurlent de fuir à toutes jambes. Je tourne lentement ma tête vers la piste de danse et... tout est en place.
Comme un arrêt sur la première image de se maudit cauchemar, les gens que je ne connaissais pas, le décor, la musique, la personne qui passe devant moi à cet instant, précisément…

« Déjà vu... »

Sans vraiment y faire attention, les yeux perdus dans le vague, je viens de chuchoter les deux mots de cette expression bien connue. Mon regard revient sur Jasper sans savoir s’il n’y a prêté attention. Lorsque ce dernier veut terminer sa phrase - dont je serais bien en mal de devoir retransmettre la teneur - un coup de feu retentit, annihilant tous les plans que je m’étais passés en tête depuis le début de cette soirée en cas de problèmes.

J’avais raison. Tout recommence, est je savais que tout était déjà prévu.

Volker est touchée, tenant son épaule en sang, dans les bras de son gorille et s’en allant vers l’une des issues du bâtiment. Je la regarde s’éloigner et croise son regard pendant une fraction de seconde.

Que faire ? Que faire ? QUE FAIRE ? MAIS BOUGE !!!!

C’est grâce à Jasper que mes esprits revinrent. Je le regarde se baisser et l’imite quelques secondes plus tard. Malheureusement le jeune homme fend déjà la foule sans se retourner. Les gens crient, hurlent et paniquent autour, se remémorant certainement les derniers évènements. Je fonce, baissé, vers le fond de la salle, renverse une table et m’accroupis derrière. Les gens courent dans tous les sens, personne ne fait plus attention à personne. Les issues sont rapidement closes et malgré la répugnance de certains en début de soirée, toutes les classes sociales tentent de passer les portes en même temps, en vain. Des gens se font piétiner, comme la dernière fois, l’humain est clairement redevenu une bête stupide.

Depuis l’arrière de ma table, je relève lentement la tête et ose à peine regarder ce qui se passe dans la salle : la plupart des pauvres dans cette soirée sont appréhendés par la sécurité des lieux. Sans questions, sans choix, sans possibilité de se défendre. Ils sont tous amenés vers la même annexe de cette immense salle de bal. Si le tireur n’est pas lui-même un des hommes de Volker, ça pourrait être n’importe qui dans la pièce, pas uniquement un indigent qui aurait commis ceci avec, je le rappelle, une arme à feu ! N’importe qui peut s’en dégoter une me direz-vous… À condition d’avoir de l’argent ! Puis venir dans la soirée, sans se faire repérer alors que tout le monde a les yeux rivés sur ces dit « déchets », s’approcher assez près de la ministre et enfin réussir à tirer deux coups de feu sans être plaqué au sol dans la seconde !

Si cette Garce n’a pas monté cela elle-même, avec son service de sécurité ou une personne tierce, au moins elle aura misé sur sa chance et espérant survivre à une seconde tentative d’assassinat publique. Ensuite, il est simple de jeter le discrédit sur ses « monstres » qui ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont ! Venir comme ça, invités de marque dans une soirée et mordre la main qui les nourrissent…

Je n’ai vraiment pas l’habitude de prendre part dans les problèmes des autres, ni même de m’en faire un quelconque avis, mais tout ça me fait gerber. C’est injuste, c’est tragique et c’est tellement gros mais ça passe…

En fait, je ne sais pas vraiment pourquoi j’en veux tant à cette femme, ni pourquoi je veux tant lui reprocher tous les évènements passés car, après tout, les coïncidences existent parfois.

Est-ce vraiment parce qu’elle réussit, d’une main de maître, à utiliser les classes sociales, les idées et la quasi-totalité de la presse afin de se hisser à un rang qu’elle cherche depuis longtemps ?
Première ministre peut-être?
Ou simplement, afin de lui permettre de faire de la ville son terrain de jeu personnel et ainsi profiter des bas-quartiers pour tester en exercice réel tous types d’arme et de prototype militaire sans aucun droit de regard ni veto des autres politiciens - bien au contraire, avec l’approbation même du plus grand nombre ?

En fait, je crois que je lui en veux, car elle est capable de faire des choses impossibles par le commun des mortel et, quelque part, je crois que je suis un peu jaloux d'elle et de son talent.
Je la revois encore sortir, du sang sur la main qui tient son épaule et je ne peux m’empêcher de sourire.

Cette vieille catin est un véritable génie.


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 (#Dim 25 Fév - 18:08
Anya a tendance à me décontenancer. Ses rires et ses gestes font presque de moi son pantin. Pourtant, c'est une attitude qui ne me ressemble pas vraiment mais que puis-je présentement y faire ? Rien visiblement.
Les sons sortent de sa bouche comme une perle de son écrin et c'est avec étonnement que je découvre la femme derrière son apparence de noble. Je n'ai pas l'habitude de ces actes. Dans mon monde, on est obligé de se méfier, car la mort peut surgir à tout moment. Ici c'est différent. Je ne me sens pas protéger, juste ailleurs.

-On ne peut pas les empêcher d'exister ? Alors ne descendez jamais très chère, vous seriez horrifiée de voir que pour moins que ça, un Homme peut perdre la vie.

Je prends sa délicate main, frustrée d'y sentir un gant, embrassant le dos avec un mouvement à la fois brusque et pourtant sincère. Je crois que c'est ça, le sentiment de protection, le sentiment de servitude envers quelqu'un. Sentiment qui nous dépasse totalement, qui vient du plus profond de notre âme pourtant. Dans un geste plus mesuré, je l'emmène sur la piste, au milieu des robes et tailleurs. Nous tournoyons dans une grande valse qui nous transporte. Ses cheveux blonds tiennent merveilleusement bien alors que les miens, farouches, frappent ma nuque à chacun de mes pas.

Au bout de plusieurs minutes, peut être quinze ou vingt, la musique se calme et nous en profitons pour nous esquiver. Revenant au point d'origine, à l'abris d'une énorme colonne sur les côtés de la salle, nous continuons de discuter. Lorsque le valet passe et que mes mots font rougir la magnifique plante qui se tenait là, le sourire ne fit que s'accentuer. Je capture alors de mes doigts les siens avant de les lâcher, dessinant de simples volutes sur le dos de sa main, les nôtres toujours en l'air.

-Eh bien... Disons que je me réserve le droit de vous revoir... Je prendrai peut être même le risque de frapper à votre fenêtre là-haut dans votre tour d'ivoire. Après la réception, gardez le ruban. J'admettrai que si je le vois autour de votre cou ou de votre poignet, alors nos chemins se croiseront à nouveau.

Ne pouvant m'en empêcher, je me met à rire. Malgré mon visage sévère et ma personnalité très brute, j'ai des moments de détente et de franche rigolade. Ici, je ne me moque pas d'Anya au contraire, je créé un moment de complicité unique. Je n'entends à peine la musique ou les bavardages. Je n'ai que faire des querelles et de la ministre. Si je suis là pour une seule et même raison, j'ai tendance à dire que dorénavant cette dernière porte son nom.

Dans la foule plus loin, la ministre fait son apparition. Je ne la vois pas, je ne la remarque pas, toute mon attention braquée sur la magnifique russe devant mes yeux. J'ai envie de dévorer ses joues, de caresser ses mains et de m'en aller avec elle. C'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui me fait perdre mes moyens de la sorte. En temps qu'adulte, j'entends. Pourtant, la cruauté du monde extérieur me ramène immédiatement sur la terre ferme. Le coup de feu que j'ai entendu n'avait rien de factice. Il n'y a aucune chance pour que je le confonde avec un bruit quelconque, ne connaissant cette mélodie de rafalle que trop bien. Soudain, j'attrape Anastasia, la plaquant contre le large pylone et la faisant disparaitre sous ma masse. Un avant bras contre le métal décoré, l'autre autour de ses épaules, je m'arrange pour que personne ne la voit pour que personne ne la blesse.

-Les bâtards... Ils sont revenus. Je suis là, je vous protègerai.

J'aurai plutôt du m'enfuir ! Que suis-je en train de faire ? Mettre ma vie en danger si inutilement ! Quelle cruche. Ma raison reprend le dessus et pourtant, je lutte pour ne pas rejoindre mes pairs. Toutes mes pensées vont vers Anya, la seule qui tremblait dans mes bras. Elle doit certainement avoir des gardes du corps en plus ! Je sais que je vais m'en prendre une s'ils me trouvent mais...
On m'arrache à son étreinte et je comprends qui se trouve derrière moi. Un homme musclé, massif, tout de noir vêtu : les vigiles.

-Madame, vous avez ordre de nous suivre.
-Non !
-Vous faites partit des suspects, veuillez ne pas vous débattre.

Il me fait reculer d'un pas, mais je dégage un de mes bras.

-Anya !

Mes cheveux se détachent dans la bataille et je tend la main vers elle. La seule chose que j'attrape est son collier de perles, qui se brise en mille morceaux alors que je garde un reliquat dans la main. Cette image est forte, puissante en sens, en symbole et l'éclatement de ce bijoux symbolise le déchirement de nos deux corps. Concernant la noble, je la distingue flanquée de deux hommes alors que le vigile me fait disparaître dans la foule et la cohue. Elle ne peut rien faire, comme moi, comme tous les autres. Personne ne peut rien faire contre la ministre et ses chiens galeux. On me jette dans une pièce et je me rends compte que je ne suis pas seule. D'autres erres sont là, apeurés pour la plupart. Merde, que va-t-il nous arriver ?

Petites précisions:
 

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 (#Mer 7 Mar - 15:38


Le grand bal
Ambriel 1201 E6 Q1 D3


Les civils hurlaient et couraient dans tous les sens, c'était la débandade. Heureusement, les malotrus furent appréhendés et mis en quarantaine, pour la sécurité de tous. Volker, elle, disparu du champs de vision des convives. Bien qu'elle fut blessée, son moment de gloire était passé et, à nouveau, il se transforma en vrai catastrophe. Personne ne doutait que cette fois ci, elle n'allait plus faire dans la dentelle mais frapper fort.

Les policiers contenaient les issues de secours et toutes sorties éventuelles, jusqu'à l'arrivée de l'inspecteur en chef. Il balança trois mots à ses hommes avant d'essayer d'entrer dans le grand hall. Montant immédiatement à l'étage dans un poste de surveillance, il s'exprima au hauts-parleurs qu'il pouvait y avoir sur les colonnes « Bonjour à tous je suis l'inspecteur Chase responsable de la brigade criminelle. » Sa voix rauque évoquait un homme déjà mature, qui avait du bagou et quelques années derrière lui, ce qui eut l'effet de calmer tout le monde « Nous allons évacuer le bâtiment et, pour ce faire, nous devons contrôler absolument toutes les identités. Ceux dépourvus de papiers seront emmenés au poste. Cela ne m'enchante guerre, mais un meurtre a failli être commis et nous nous devons, à tous, d'être vigilant. Si vous percevez un comportement suspect ou une personne que vous estimez louche, n'hésitez pas à le signaler à l'un des policiers ici présents. » Bien qu'il se décala du micro, un soupir se fit entendre. Malgré tout, il n'y eu qu'une seconde de silence avant qu'il n'ajoute « Plusieurs identités notables ont été appréhendées dans une pièce à part. Nous irons les chercher en derniers pour que vous puissiez passer les portes et rentrer chez vous en toute tranquillité. » Ce n'était pas des plus honorable, mais c'était déjà pas mal. Il y avait de gros poissons par ici.

Comme dit, chacun passa par une des trois issues principales. Dès qu'ils mirent le nez dehors, c'était sans remarquer la présence des médias. Les photographes prenaient tout ce qu'ils pouvaient capturer, avec leurs yeux bioniques reconnaissables. Des journalistes se tenaient un peu en arrière, relevant les faits et gestes de chacun. La population était outragée, bouleversée, dépitée mais pourtant, chacun repartit chez lui. On força les plus rebelles à se plier pour choisir : soit se calmer, soit se faire embarquer. Ça avait le loisir d’apaiser immédiatement les émotions.

Au bout de plusieurs heures d'évacuation, les forces de l'ordre vinrent se poster devant la porte de la salle où certains étaient retenus en quarantaine. Il n'y avait là que des indigents, des paumés, des gens qui n'avaient clairement pas leur place dans cette convention de riches. Certains étaient assez bien habillés pour leur rang social et d'autres totalement en haillons. Le jour et la nuit. Les vigiles restés dans et hors de la salle, œuvraient pour calmer les plus révoltés. Ils n'hésitaient alors pas à casser une jambe, un bras ou a contusionner des torses. Comme si ils avaient été des bêtes dangereuses ou des humains avec une maladie hautement contagieuse, les policiers n'en touchèrent réellement aucun et tenaient en joue tous ceux qui passaient. Ce fut baillonés et poings liés qu'ils montèrent dans les véhicules pour être emmenés au poste.
Les civils encore sur place mais à l'extérieur, purent voir les têtes de ceux pointés comme les criminels ou complice de ce crime. Ils se firent cracher au visage, jeter du venin ou capturer par les journalistes fiévreux de nouvelles croustillantes.

C'était une fin de soirée catastrophique et ce, pour tout le monde.

Déroulement du RP
Explications

Ca y est, fin du RP. Vous avez jusqu'au 15 mars pour poster vos messages et finir vos intrigues personnelles ^^

Pour ceux qui souhaitent des gains, merci de les envoyer en MP sur Jasper (ils sont indiqués sur le premier message PNJ de la première page du RP ^^) ! C'est très important huhu. L'intrigue de Volker continuera donc dans un POST UNIQUE, un peu comme au début, pour garder un certain dynamisme ^^

Bon RP o/

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Ethan
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 (#Ven 9 Mar - 14:18


Alors que la plupart des gens présents courent dans tous les sens, cherchant désespérément une sortie afin de ne pas se retrouver encore une fois, pour la plupart, au cœur même d’une fusillade aveugle ; je reste caché derrière cette table basculée sur la tranche et ne jette, que de manières ponctuelles, un coup d’œil pour voir comment les choses évoluent. Petit à petit, la salle principale se vide et les gens voulant tant bien que mal passer les cordons de sécurité sont calmés par la police, voire directement embarqués par cette dernière.
Un puissant mal de tête revient me hanter et mon nez se remet à saigner à grands flots sous la pression du moment. La plupart des lumières sont revenues, mais pas partout, si bien que certaines parties de la salle se trouvent encore dans une semi-pénombre. Je décide enfin de sortir de ma cachette et afin de récupérer du papier, me dirige vers les toilettes à quelques mètres de là.
La plupart des cabines sont fermées, certainement remplies par de vrais génies pensant se cacher efficacement…
La dernière est entrouverte alors je m’y engouffre, la tête inconsciemment relevée vers l’arrière afin de ralentir le saignement. Je me rapproche du premier évier que je trouve, la lumière se rallume à mon passage et je me penche en avant avant de me vider les narines pleines de sang au robinet. L’eau froide me fait du bien, cette fraîcheur vient apaiser en partie mon mal de crâne et me sort lentement de la brume dans laquelle je me trouve. Enfin, elle vient surtout finir le travail de dégrisement déjà largement amorcé par le choc de la fusillade.
Je reste là, peut-être une trentaine de secondes comme une dizaine de minutes, je ne sais pas réellement. Le visage au-dessus de ce lavabo, rendu écarlate par l’empreinte de mon augmentation cérébrale, je regarde sans vraiment le faire l’eau s’écouler. Puis un déclic, quelque chose fait du bruit derrière moi, des sanglots réfrénés et une respiration rapide. Je me redresse et me retourne lentement : une jeune fille de bonne famille, à en juger par ses vêtements aussi raffinés que courts et son maquillage outrancier dont la plupart macule désormais ses joues en de longues traînées noirâtres. Elle me regarde les yeux suppliants, tétanisée, ne pouvant dire un seul mot. Ses yeux bleus sont emplis d’effrois à la vue du sang sur ma chemise et certainement de ce qui reste coulant légèrement de mon menton, mais aussi à la fois plein d’espoir voyant que je ne bouge pas, ne tente rien pour lui faire du mal.
J’ouvre mes mains vers le bas, pour lui montrer qu’elle ne risque rien, et d’une voix douce générée par mon implant lui explique que tout est fini et que la police est arrivée. Je me penche vers elle, enlève ma veste et lui passe autour de ses frêles épaules. Je lui souris maladroitement et elle me rend le sourire dans un souffle de soulagement. Elle me dis juste qu'elle s'appelle Emy Vlatovya. Ce nom m'est vaguement famillier mais je ne relève pas vraiment l'information sur le moment. Je me présente à mon tour en l’aidant à se relever, puis la prends doucement par les épaules et nous dirige vers la sortie.
En passant devant le miroir, je ne peux m’empêcher de faire une légère moue boudeuse :

Fais chier... Elle était toute neuve cette chemise !

En sortant, je confie la jeune fille à un représentant des forces de l’ordre et me dirige vers Jasper.
Voyant son badge, je ne suis guère surpris et voyant son regard las non plus.
Aussi, je lui dis calmement à l’oreille :

« Faites attention mon cher. Dans le local du fond, il va certainement arriver un bon nombre de bavures ce soir. Tous les indigents y ont été enfermés quelques secondes à peine après le tir sur Volker.
Quand je vous disais que tout était prémédité...
Cette nuit, ce sont les représentants présents des castes pauvres de Moscou qui vont prendre, et demain… »


Je décale mon buste pour le regarder droit dans les yeux et que l’on se retrouve face à face, à quelques centimètres l’un de l’autre :

« Ce sera la basse-ville elle-même. »

Je m’écarte nonchalamment et me dirige vers la sortie mais marque une légère pause. Puis reprends d’une voix inquiète, sans le regarder :

« Faites bien attention à vous et à ce que vous verrez, car, désormais, nous naviguons tous en eaux troubles. »

Le signal d’alarme tiré pour ce pauvre bougre, je me demande désormais si je dois m'eclipser tout de suite ou attendre que les choses se tassent...




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Anya
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 (#Dim 11 Mar - 13:23
Anya avait observé Astoria mi-figue mi-raisin suite à sa réplique. Perdre la vie pour moins que ça ? Elle avait affiché un petit sourire légèrement teinté d'incompréhension. Elle se demandait si sa sulfureuse rousse plaisantait ou si elle tenait réellement à l'effrayer ? Certes, elle se doutait que le monde était loin d'être tout rose tout beau. Mais le malheur, la noirceur, tout cela n'était que des notions abstraites pour elle. La seule vision de l'horreur de ce monde à laquelle elle avait pu assister était dans les hôpitaux. Et justement, elle œuvrait corps et âmes à les résoudre ! Mais la méchanceté et la malveillance n'étaient pas des maux que la médecine ou même la technologie, pouvaient guérir. Et se retrouver face à un problème insolvable n'avait jamais té agréable pour personne. Est-ce que Astoria voulait vraiment mettre ce sujet de conversation à l'honneur, là ce soir, dans une si charmante soirée ? Anya finit par conclure que non, que cela n'avait été que pure réplique rhétorique. Les banalités un peu crues d'un autre univers. D'ailleurs la suite de leur entrevue l'avait très fortement renforcée dans ses conclusions. Alors qu'elle essayait vainement d'apaiser le rose de ses joues, Astoria lui proposa une affaire qui avait un petit goût d’irrésistible pour la jeunette. Un peu comme un bonbon qu'on devinait aussi sucré qu'acidulé, mais dont on ne pouvait être sûr de la teneur tant que l'on n'y avait pas goûté. Et elle avait très envie d'y goûter.

L'audace de venir jusqu'à sa "tour d’ivoire", et surtout l'idée de la revoir.... De découvrir les surprises qu'elle pouvait lui réserver.... Un sourire malicieux et enjoué aux lèvres, Anya ne s'était même pas rendue compte qu’elle avait instinctivement resserré ses doigts sur le ruban. Son corps lui même avait pris la décision de le garder précieusement, ce fil rouge qui serait le conducteur entre les deux femmes. Cette soirée avait pris une tournure des plus plaisante, et tous les aspects négatifs qu'elle avait pu comporter avaient été brusquement balayé par le revers de main d'Astoria. Elle aurait voulu ne plus voir qu'elle dans cette soirée, ne plus rien penser d'autre que la découvrir, la connaître, et relever tout ce qu'elle pouvait apprécier chez elle. Mais il avait fallu un coup de feu pour briser sa bulle de quiétude, un coup de feu pour que le bonheur ne se mue en malheur. Anya en avait tout de suite reconnu le son, qui faisait écho à de si mauvais souvenirs. Son visage se décomposa pour afficher un air de peur mêlé à une tristesse, qui formaient un tout particulièrement poignant. Anya s'était comme tassée sur elle-même et avait des airs de biche apeurée. Elle regarda de tous les côtés en soufflant un "Ho non, pas encore...." mais peut-être seule Astoria aurait pu l'entendre. Soudain Astoria l'attrapa pour mieux la plaquer contre un pilier et faire rempart de son corps. Sous le choc de la surprise, Anya s'était laissée faire comme une poupée de chiffon docile. Et lorsqu'elle reprit ses esprits, elle s'était surprise à se blottir contre Astoria. Visiblement, et bien qu'inconsciemment, elle avait très largement apprécié de trouver une source de protection et de réconfort. Surtout que la puissante rousse avait explicitement déclaré vouloir la protéger. Comment aurait-elle pu ne pas en être touchée ? Elle leva ses grands yeux bleus désemparés vers elle et souffla de nouveau.

Astoria....

Elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit d'autre qu'on vint lui arracher sa compagne bien trop brutalement pour qu'elle ne puisse l'accepter. Paniquée elle s'était jetée à la poursuite d'Astoria qui se faisait embarqué manu militari par les gardes.

NON ! Astoria !

Cette dernière avait réussi à dégager un bras vers elle, et instinctivement Anya avait elle-même tendu son bras vers elle. Mais à son tour, on la saisit puissamment et fermement. Astoria ne parvint qu'à attraper le collier d'Anya, tandis qu'on la tirait d'un coup en arrière, laissant ses cris en suspend.

ASTORIAAAAAAA !

Mais déjà leurs mains étaient hors de portée, et chacune tirée respectivement de leur côté, elle avaient disparu de leur champ de vision mutuel. Qui.... Qui avait osé l'arraché à elle ?! Qui avait osé la forcer à l'abandonner à un sort aussi injuste ?! Des visages familiers... Boris et Griogrii étaient là. Boris la portait, la tenant fermement pour ne pas qu'elle s'enfuit. Il fallait dire que la bougresse se débattait comme une diablesse. Mais il veillait toutefois à ne pas lui faire mal. Grigorii ce chargeait de leur tracer un chemin dans la foule, jusqu'à un coin "un peu" plus calme. Du moins autant qu'on le pouvait dans pareilles circonstances. Boris reposa Anya et Grigorii et lui durent faire face au visage courroucé d'Anya.

Mais.... Mais qu'est-ce que vous fabriquez ?!

C'est plutôt à nous de te poser cette question ?! Franchement Anya, tu as perdu l'esprit ?! Qu'est-ce qui t'as pris de te jeter au secours de cette.... bonne femme ?!

Grigorii était à mille lieux de comprendre ce qui s'était passé entre Astoria et Anya. Il voyait en Anya comme une sorte de grande enfant, du genre à ramasser tout les pigeons boiteux et les rats borgnes dans une boîtes en carton pour les ramener chez elle et les soigner.... Mais là sa charité allait trop loin. Boris n'était pas mécontent d'avoir enfin pu la lâcher, et croisant les bras il renchérit aussi.

Franchement Anya, tu crois vraiment que c'était judicieux de commencer à t'interposer entre une suspecte et les forces de l'ordre ?!

Il était agacé lui aussi mais se contenait pour ne pas trop le montrer. Il savait que Anya était tout sauf méchante, mais parfois sa trop grande gentillesse la faisait un peu déraisonner à son goût. Le mot "suspecte" la fit éclater de rage, ce qui n'était pas dans ses habitudes, et ce qui surprit ses deux amis.

Astoria n'est pas suspecte, c'est un épouvantable erreur ! Elle n'a rien pu faire elle était avec moi tout le temps ! On est entrain de l'embarquer injustement, c'est horrible ! Pourquoi elle ?! J'ai l'impression que c'est juste du délit de faciès !

Pour Boris et Grigorii, c'était évident que si cette femme venait des basses couches, elle avait été arrêté pour cela. Et pour l'un comme pour l’autre, il s'en moquaient car cela ne les concernaient pas. Mais Anya était beaucoup plus sensible à l'injustice que eux deux réunis. Et si Grigorii allait initialement lui répondre que oui, c'était clairement de la discrimination, Boris sentant le coup pris les devant et évita le drame.

Voyons Anya calme toi ! Ce n'est là que pure procédure habituelle, ils font ça sûrement parce que les suspects sont du même quartier ou dans les mêmes alentours que ton amie, voilà tout.

Euh oui !

Dès qu'ils verront qu'elle n'avait rien à voir avec toute cette histoire, ils la relâcherons pour s'occuper des vrais responsables. Allez, ressaisis-toi. Ça va aller.

Anya opina du chef un peu à contre cœur et pris une profonde inspiration. Elle chercha Astoria d'un regard inquiet en vain. Elle soupira en elle même et se tourna vers Boris.

Bien.... Aidez-moi à trouver les forces de l'ordre. S'il y a des blessés, je voudrais leur proposer de donner les premiers soins à ceux qui en ont besoin.

Voilà qui est tout à fait digne de toi ! Allons-y.

Du moment qu'elle se concentrait sur autre chose que toute cette histoire, cela allait très bien à Boris. Grigorii se contenta de suivre, le plus urgent ayant été fait pour l'instant.



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Jasper Kovachev
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 (#Mar 13 Mar - 21:26
La voix de l'inspecteur résonna dans toute la bâtisse. Alors que je parlais à un officier de police quelconque pour en savoir plus sur la situation et une quelconque procédure plus ou moins entamée Ethan me rejoignit. Cela m'étonna qu'il soit animé par quoi que ce soit concernant cette affaire, mais ce qu'il me dit fut d'une aide précieuse « Merci beaucoup monsieur Romanov. Je vais en discuter avec l'inspecteur et nous irons voir de quoi il en retourne. Allez vous reposer. » Je m'adressai à un collègue à nous « Il était avec moi au moment des faits, je connais son identité, vous pouvez le laisser partir. » L'homme acquiesça alors que je me dirigeai vers le gros de mes collègues.

Plusieurs minutes après, l'inspecteur nous rejoignis en donnant des ordres à chacun d'entre nous. J'allai spontanément me présenter « Bonjour inspecteur, je suis l'agent Kovachev, actuellement affilié à la brigade des stupéfiants. J'étais ici en civil. », « Alors vous nous aiderez en temps que civil. Prenez ce brassard et entrer là-dedans. » Il me tendit un bandeau avec marqué SÉCURITÉ dessus. Ca ne m'affiliait pas aux policiers mais je n'étais pas non plus perdu dans la foule des civils « Très bien, je vous remercie. »

En entrant à nouveau dans le complexe, c'était un autre tableau que le précédent. La zone de tir avait été marquée et des banderoles en faisaient le tour. Les invités étaient tous interrogés avant de s'en aller. Beaucoup d'entre eux étaient secoués ou en état de choc malgré le fait qu'ils ne soient aucunement blessés.
Me souvenant des mots d'Ethan, je passais devant la pièce où était détenu les indigents « Vous attendez... ? » dis-je au colosse trônant devant le cagibi « Les ordres de Chase. » A n'en pas douter c'était un mercenaire faisant office de garde du corps ou de gars de la sécurité.

Lorsque je relevai une femme qui s'était évanouie j'entendis trois personnes discuter entre elles. Parmi elles, une femme aux cheveux très clairs et à la peau pâle, se tenait là. Sa robe était légèrement froissée et son air était alerte. D'initiative, je me dirigeai vers elle « Madame, messieurs, excusez moi de vous déranger. Je suis l'agent Kovachev. J'étais là pendant les faits. Je vous ai entendu vous porter volontaire pour intervenir sur l'équipe de soin. » Regardant les deux hommes à tour de rôle, je continuais « Si vous souhaitez être efficace, je peux vous mener au poste de soin temporaire actuellement en place. Ils ont besoin de monde... » Attendant son accord, je fini par traverser la salle jusqu'à la porte principale où plusieurs ambulances se tenaient et plusieurs personnes se dépêchaient d’œuvrer « De ce que j'ai compris, il y a eu plus de peur que de mal. Beaucoup de personnes sont en état de choc et d'autres cherchent leur conjoint. Il faut, pour la plupart, les écouter et les rassurer. » Je m'approchai d'une femme habillée de blanc et en train de remplir des papiers « Voici l'infirmière Jallagha Gorsteva, je vous laisse à ces bons soins, j'ai encore du travail à l'intérieur. » Je saluai tout le monde et eu juste le temps d'entendre « Bonjour, appelez moi Jaly... » Avant que le brouhaha ne couvre tout cela. Vu les dégâts et le monde à interroger, je vais devoir y rester un petit moment.

Plusieurs heures plus tard nous avions enfin fini d'évacuer la salle principale. D'après les informations que j'avais communiqué à Chase, il restait la pièce en quarantaine. L'inspecteur, entre temps, était aller voir le colosse et lui donna l'ordre de garder les lieux encore un moment. Si les coups devaient partir, il ne voulait qu'aucun citoyen ne soit touché. Je me doutais qu'ils avaient également parlé de la condition de ces hommes et femmes mais ne pris pas la peine de poser la question. Malheureusement pour moi, je ne fis pas partit des forces de l'ordre qui vinrent cueillir les indigents. Je me tenais à l'écart, au bureau des recensements. Encore une fois, j'étais affilié à la paperasse. Les supérieurs nous avaient briefé : certains risquaient de donner une fausse identité. On devait les garder quarante-huit heures au poste le temps de remonter chacune des pistes. J'y étais convié vu mon poste habituel. En temps que brigadier des stup', je risquais d'en reconnaître un bon paquet. Seulement, quand je les vis passer, pieds et poings liés, je n'avouai pas qu'en fait aucun ne m'était familier. On dira qu'avec le stress ma mémoire me fait défaut... Enfin... J'espère...



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Ethan
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 (#Mer 14 Mar - 13:25


Près du cordon de sécurité, un homme m’interpelle, mais Jasper lui ordonne alors de me laisser passer.

« Merci agent Kovachev. Bonne chance à vous... »

Je n’attends pas la moindre réponse de sa part et me faufile entre les forces de l’ordre qui empêchent quiconque de sortir sans être autorisés. Et dehors, c’est déjà la débandade. Partout l’on peut observer des journaleux poser des questions stupides à des gens pétrifiés par la peur ou la tristesse afin de couvrir quelques lignes dans un torchon sensation ou quelques mots dans un pauvre journal télévisé à petit audimat. Mais il y a aussi énormément de monde, des familles, des proches, des amis, des connaissances ou même de simples curieux en quête de frisson après que la nouvelle se soit répandue comme une traînée de poudre.

Combien de temps s’est réellement passé depuis les coups de feu ? Dix minutes ? Une heure ? Je ne saurai absolument pas le dire, mais en tout cas ce ne fut pas du temps perdu pour tout le monde. Je regarde alors autour de moi, histoire de savoir si je reconnais quelqu’un dans cette foule. Je descends les marches d’escalier qui me séparent du trottoir et me prépare à plonger dans cette marée de micro comme la quasi-totalité des gens qui sortent après moi ou qui seraient déjà sortis.
Chaque pas me rapproche d’eux. Leurs regards se tournent déjà en partie vers moi. Ils attendent que je passe le deuxième cordon de sécurité en bas des marches afin de me mitrailler de questions.
Je sens mon cœur se serrer lentement, bien qu’il ne me dérange pas de parler de moi, je n’aime juste pas être une proie médiatique potentielle sans défense. La chaleur de la journée se faisant encore ressentir et la dernière heure plutôt haute en stress me font littéralement suer. Je sors un mouchoir et essuie les gouttes qui perle sur mon front ou dans ma nuque. Que vais-je leur dire ? Ma version de l’histoire ? Ce que je soupçonne depuis le début de la soirée et qui s’est avéré juste ? Comme ça à visage découvert ? Non… Même si l’envie en est forte, je ne pense pas que ce soit la meilleure marche à suivre. Car même si des gens pensent comme moi, je passerai au mieux pour un illuminé conspirationniste, au pire pour un potentiel suspect en devenir. La masse aveugle de comprendra pas.
Ne voudra pas comprendre.

Au moment même où je range mon mouchoir et entreprends de finir la descente des marches, j’entends un peu plus loin une femme d’un âge certain parle à une journaliste. Son dialogue est proche du mien et pourtant elle n’a pas l’air inquiète. Elle est vraiment folle de rage ceci dit, à voir la véhémence avec laquelle elle accuse la ministre de tous les maux publics récents. Tout à coup, un homme vient voir la journaliste et lui fait clairement signe de couper. Il lui dit quelques mots à l’oreille et cette dernière signale à son cameraman de remballer. L’homme approche de la vieille femme, lui dit aussi quelques mots, puis s’en va la laissant perplexe derrière lui.

Il est des choses qui ne sont pas bonnes à dires aux médias.

En scrutant le reste de la foule, j’aperçois mon père et Jérôme qui m’attendent proches d’un véhicule. Très bien, je décide de remettre et de fermer ma veste, histoire que le sang ne soit pas totalement visible. Je descends les quelques dernières marches qui me séparent de la route et c’est parti pour une cacophonie de questions posées simultanément, toutes plus hurlées les unes que les autres afin de se faire entendre dans cette cohue...

« Monsieur, que pouvez-vous nous dire sur ce qui se passe à l’intérieur ?
- Est-il vrai qu’un groupuscule armé a fait irruption à la fête de la ministre Volker ?
- À quoi ressemblaient-ils ?
- Étaient-ils connus des forces de l’ordre ?
- Jeune homme...
- Vous avez du sang monsieur ! Vous a-t-on tiré dessus ?
- Monsieur ! Monsieur !! »

Les questions continuent de fuser de toutes parts, certaines contenant plus de sens et de logique que les autres. Je vis la scène au ralenti, cherchant à avancer dans ce banc de charognards. Jouant des coudes et rentrants dans les gens qui tentent de me ralentir avec leurs micros, leurs épaules, en se posant face à moi. Je continu a faire la sourde oreille face à leurs suppliques et soudain, une autre personne sort, puis une autre et une troisième… Les gens descendent les marches petit à petit.
Voilà ma porte de sortie.
Je profite de la diversion afin de rejoindre mon père et de monter dans le véhicule. Il ne fait pas grand cas de ma chemise tachée, me tapant dans le dos au moment où je passe la portière dans un geste se voulant protecteur et paternaliste.

Le trajet de retour va être long.




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